ACTE III. SCENE I. l4l
IIEDVIG.
Il a tremblé devant toi , . . . malheur à toi! . . . Tu as été témoin de sa foiblesse , il ne te le pardonnera jamais.
TELL
Aussi j'évite de le rencontrer, et il ne me cherchera point lui-même.
IIEDVIG.
Pour aujourd'hui seulement ne va pas à Allorf, va plutôt chasser dans nos montagnes.
TELL
Quels fantômes te crées-tu donc?
HEDVIG.
Je suis angoissée ;. . . reste ici.
TELL
Comment peux -tu concevoir des craintes sans aucun fondement ?
HEDVIG.
Eh ! c'est précisément parce qu'il n'en est aucun que mon angoisse est plus terrible. — Tell , reste ici.
TELL
Chère Hedvig , j'ai promis de me rendre à Allorf.
HEDVIG.
Tu l'as promis : — pars donc j — mais laissemoi du moius l'enfant !
l4ii GUILLAUME TELL.
WALTEE.
Non, non, bonne mère, j'accompagne mon père.
IIEDVIG.
Et quoi ! mon Walter ! veux-tu aussi abandonner ta mère?
WALTER
Je t'apporterai quelque chose de chez Elini. {Il part avec son père.)
WILHELM
Bonne mère ! je reste avec toi ! . . . hedvig, l'embrassant.
Oui , tu es mon fils chéri ! seul lu me restes ! {Elle va à la porte de la tour, et suit long-temps des yeux son époux et son Jils 3 qui s'éloignent.)