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ACTE III. SCÈNE III. lfô

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La pomme est percée ! . . . ( TTralter Furst chancelle et il est près de tomber ; Bertha le soutient. )

gessler , étonné.

Il a tiré ! . . Comment ?.. le forcené' ! . .

BERTHA

L'enfant existe , bon père , revenez à vous. walter tell accourt avec la pomme.

Mon père ? voilà la pomme. — Je savais bien que lu ne blesserais pas ton enfant. tell.

( 77 reste un moment incliné après avoir lancé la flèche comme s'il voulait la suivre* — L'arc échappe de ses mains. — Lorsqu'il aperçoit l'enfant venir à lui , il court à sa rencontre les bras ouverts et le presse avec transport sur son cœur. Dans cette position les forces lui manquent et il tombe évanoui. Tous sont profondément émus.

BERTHA

Juste Ciel !

walter furst au père et au fils, O mes enfans ! mes enfans !. . .

STAUFFACK.

Gloire à Dieu !

LEUTHOLD.

Voilà un fameux coup et l'on en parlera dans les temps les plus recules.

RODOLPIIE-DU-IIARRAS.

On proclamera l'adresse de Tell , aussi long temps que ces montagnes seront assises sur leurs bases. {Il présente la pomme au Gouverneur. )

GESSL1 R.

Il n'y a rien à dire , la pomme est perce'e par le milieu , c'est un coup de maître , il faut lui rendre cette justice.

ROSSELMANN.

Le coup e'tait beau ; mais malheur à celui qui l'a force à tenter l'Eternel !

STAUFFACK.

Tell ! Tell ! revenez à vous; vous vous en êtes tiré en homme, vous pouvez retourner libre dans votre maison.

ROSSELMANN.

Venez , venez, et conduisez l'enfant à sa mère. ( Ils veulent V emmener. )

GESSLER

Tell , écoute ! . . .

tell revient.

Qu'ordonnez-vous ? Seigneur ?

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