ACTE IV. SCENE II. I
A TTINGHAUb S.
Il me laisse , il m'abandonne dans ce deraier moment !
STAUFFACK.
Il parle de son neveu. — Quelqu'un est il allé à sa recherche ?
WALTER FURS T.
Oui ; — consolez-vous, il a retrouve' son cœur , il est des nôtres.
ATTINGHAUSS.
Aurait-il parlé pour sa patrie ?
STAUFFACK.
Avec la hardiesse d'un héros.
ATTINGHAUSS.
Pourquoi donc ne vient-il pas recevoir ma bénédiction dernière?... je le sens, ma fin s'approche avec rapidité.
Non, Seigneur ! non , pas encore ! ce court sommeil vous a ranimé ; vos regards brillent d'un nouvel éclat.
ATTINGHAUSS.
Vivre, c'est souffrir; bientôt l'un et l'antre ne seront plus pour moi ; mes douleurs sont finies comme mes espérances. ( II remarque l'enfant, ) Quel est cet enfant ? . . .
WALTER FURST
Bénissez-le, Seigneur, c'est mon petît-fiïs , il n'a plus de père. { Hedvig n'agenouille avec V enfant devant le mourant. )
ATTINGHAUSS.
Et moi aussi , je vous laisserai tons , ions sans père ! — O malheureux ! mes derniers regards auront vu la ruine de ma patrie. Pourquoi ai - je atteint le plus haut période de la vie , pnisqu'avec moi devaient expirer toutes mes espérances !
stauffack à TFalter Furst:
Faut -il qu'il se se'pare de nous, accablé sous une telle douleur? n'éclairerons-nous pas ses derniers instans du beau rayon de l'espérance? — Seigneur , relevez vos esprits abattus. Nous ne sommes pas entièrement abandonnés , nous ne sommes pas sans espoir de salut.
ATTINGHAUSS.
Qui vous sauvera donc ?
WALTER FURST
Nous-mêmes. Apprenez! — Les trois Valdstettes se sont jurés de chasser les tyrans. L'alliance est conclue ; un serment sacré nous unit. Avant que l'année ait recommencé son cours, nous aurons accompli celte grande entreprise >