SCÈNE II
Une chambre de la maison de Tell. Le feu brille dans le foyer. La porte, entr' ouverte , laisse voir la campagne.
HEDVIG, WALTER et WILHELM.
HEDVIG.
ujourd'hui votre père arrive, ô mes enfaos ! mes chers enfans ! il vit, il est libre : nous sommes tous libres ! et il est votre père, celui qui a sauvé la patrie !
WALTER
Et moi aussi j'y étais, ma mcie ! l'on doit aussi parler de moi ! Le Irait lancé par mon père a effleuré ma lête; et je n'ai point tremblé,
hedvig l'embrasse.
Oui , tu m'es rendu ! deux fois je l'ai enfante ! deux fois tu m'as fait ressentir les douleurs d'une mère ! maintenant tout est fini. — Je vous presse tous les deux sur mon sein! tous les deux ! et c'est aujourd'hui que revient votre père ! ( Un moine se présente à la porte de la maison. )
WILHELM
Regarde, ma mère, regarde ! — Voilà un bon religieux ; sans doute il demande quelque aumône.
HEDVIG.
Fais-le entrer , mon enfant , afin que nous lui donnions quelque secours , et qu'il s'aperçoive ainsi qu'il met les pieds dans la maison de la joie. ( Elle va dans V intérieur de la maison, et revient bientôt avec un verre.} wilhelm au moine.
Venez , venez , brave homme , ma mère va bientôt apporter de quoi vous ranimer.
WALTER
Venez, reposez-vous, et ne sortez de cette maison qu'avec de nouvelles forces.
LE moine, regardant autour de lui d'un air effarouché , et avez des traits altérés.
Où suis-je? dites, quels sont ces lieux?