‹ SyllaChapitre 280 sur 286 · ACTE V. SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V. SCÈNE II

WAXTEH.

Vous êtes-vous tellement e'garé, que vous ne sachiez où vous êtes ? Vous êtes à Burglen , dans le pays d'Ury : c'est ici que l'on passe pour se rendre dans le Schakenthaî.

LE moine à Hedvig , qui revient.

Etes-vous seule? Votre époux est-il ici?...»

IIEDVIG.

Je l'attends à celte heure. Mais qu'avezvous donc? vous n'avez pas l'air heureux. -— Qui que vous soyez, vous êtes dans le besoin, prenez. {Elle lui tend le verre.)

LE MOINE

Quelqu'aliéré que je sois, je ne prendrai rien que vous ne m'ayez promis »...

IIEDVIG.

Ne touchez pas mes vêtemens ... ne m'approchez pas . . . restez éloigné de moi , si vous voulez que je vous écoute.

LE MOINE

Par ces foyers hospitaliers, parla tête chérie de vos enfans que je serre dans mes bras. . . {Il saisit les enfans.)

HEDVIG.

Malheureux ! quelles sont vos pensées? éloignez-vous de mes enfans ! — Vous n'êtes pas un moine , non, non , vous ne l'êtes pas ! la

paix se trouve d'ordinaire sous l'habit qui vous couvre ; mais elle ne se trouve point dans vos traits.

LE MOINE

Je suis le plus malheureux des hommes.

IIEDVI G.

L'infortune parle avec force à mon cœur , mais votre regard ferme mon âme.

wa lter, sautant.

Ma mère ! ma mère ! voici mon père ! ( Il court à sa rencontre.)

HED V I G.

O mon Dieu ! ( Elle veut suivre TValter / mais les forces lui manquent , et elle s'arrête.) WILHELM, courant.

Mon père !

w A lter, en-dehors.

Tu nous es donc rendu !

•WILHELM, en-dehors.

O mon père ! mon bien-aimé père !

tell, en-dehors.

Oui , mes enfans , me voici. — Où est voire mère ?. . . (Ils entrent.)

WILHELM

La voilà appuyée sur la porte : agitée par la joie, par la crainte, elle est toute tremblante , et ne saurait faire un pas de plus.

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