‹ SyllaChapitre 30 sur 286 · ACTE II, SCÈNE IX. 6i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IX. 6i

El, tous deux loin do toi, dans noire obscurité, Nos vœux étaient pour Rome et pour la liberté : Unis dans nos regrets et dans nos espérances, Pourquoi nous séparer au jour de tes vengeances ? Oui, Sylla, Claudius est un garant pour toi : Tremble si je n'ai plus à craindre que pour moi.

Je ne redoute point ta fureur vengeresse; De ton sexe en tout temps j'épargnai la faiblesse: Mais ton époux conspire, et quand le dictateur Sur l'ennemi des lois exerce leur rigueur, Plus indulgent, Sylla pardonne à Valérie.

VALÉRIE

Va, je crains ton pardon, et non pas ta furie, Et des maux que sur nous verse ta cruauté Ton affreuse clémence est le plus redouté. Epargne-moi du moins cet horrible supplice : Auprès de mon époux souffre que je périsse. Tu seras, quelque mort qu'il nous faille souffrir. Moins prompt à l'ordonner que nous à la subir... Eh quoi ! Faustus, aussi tu gardes le silence; Tu détournes les yeux! crains-tu que ma présence, Dans le fond de ton cœur accusant la pilié , Ne réclame en ce jour les droits de l'amitié? Rassure-toi : je sais ce que tu peux entendre, Et du fds de Sylla ce que je dois attendre.

FAUSTUS

Valérie, en ces lieux, où tu portes tes pas, Contiens ton désespoir, et ne m'accuse pas...

VALERIE.

Quand mon époux périt !...

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