ACTE V, SCENE IV
Le peuple mutiné rentra dans le devoir ; Jamais on ne me vit, esclave du vulgaire, Rechercher et trahir cet amour populaire Où Marins voyait le but de ses travaux. J'ai peu llatlé ce peuple, et j'ai guéri ses maux : Je m'armai contre lui de rigueurs légitimes : Au salut de l'état j'immolai dos victimes.
* Qu'on nomme violence ou même cruauté
* Ce que j'ai fait pour Rome et pour la liberté;
* Un reproche pareil ne saurait me confondre :
* Du *ang que j'ai versé je suis prêt à répondre : Oui, de 1 humanité si j'étouffai la voix,
Ce fut pour vous contraindre a fléchir sous les lois. J'ignore quel surnom l'histoire me destine : L'avenir jugera ce que Rome examine.
Du poids de ma grandeur plus accablé que vous, Je viens briser le joug qui nous fatiguait tous, •l'ai vaincu, j'ai régné; maintenant je veux vivre! Je rejette la coupe où le pouvoir s'enivre.
* J'ai gouverné le monde à mes ordres soumis;
* Et j'impose silence à tous mes ennemis;
* Leur haine ne saurait atteindre rna mémoire;
* J'ai mis entre eux et moi l'abîme de ma gloire. Le dictateur n'est plus : je remets au sénat Avec l'autorité les rênes de l'état.
Ecoutez!... Que ma voix remplisse cette enceinte : J'ai gouverné sans peur, et j'abdique sans crainte.