LE PEUPLE
0 courage! o grandeur au-dessus des humains !
Je vous rends vos consuls; choisissez-les, Romains.
(Métellus sort, .)
ÎOO SYLLA.
Mon asile, a-t-on dit, est dans la dictature :
Eh bien ! dès ce moment devant vous je l'abjure;
Je me dépouille ici des suprêmes honneurs.
(// détache son manteau de pourpre, et jette la palme
d'or, symbole de la dictature.) Je dépose la pourpre... Éloignez-vous, licteurs.
(Les licteurs el les soldats qui entouraient la tribune déposent leurs armes et leurs faisceaux, et vont se confondre parmi le peuple.)
Me voilà désarmé ! Je vous livre ma vie : Aux complots, aux poignards, j'oppose mon génie, La vertu de Brutus, l'âme de Scipion, Chéronée, Orchomène, et l'effroi de mon nom. Le sénat a pour lui ma fortune et ma gloire : Que Sylla soit toujours présent à sa mémoire. Vainqueur de Matius, je lavais surpassé, Et j'ai conquis le rang où je me suis placé. Romains, je romps les nœuds de voire obéissance;
* Mais sur vos souvenirs je garde ma puissance,
* Et cette dictature à l'autre survivra :
Privé de mes faisceaux, je suis toujours Sylla.
(// descend de la tribune.) koscius.
11 D était jusqu'ici que le maître de Rome, Aujourd'hui l'univers le proclame un grand homme.
FAUSTUS
Mon père, à tes genoux....
J'ai quitté le pouvoir.
balbus , à Catilina.
Où sera notre appui?