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ACTE V, SCENE IV. lOl

CATILINA

Je conserve un espoir!

Il a frayé la route; et quelque jour peut-être Je saurai profiter des leçons d'un tel maître.

Cette lutte sanglante, il fallait la finir; Vous étiez ias de craindre, et moi las de punir. Citoyen comme vous, sous la règle commune J'abaisse fièrement l'orgueil de ma fortune; Et chacun désormais, libre de tout effroi, (A Valérie, en s' approchant d'elle.) Peut s'approcher, se plaindre, et se venger de moi.

VALÉRIE

De crimes, de vertus, effrayant assemblage, Tu subjugues ma haine, et brises mon courage; J'admire, et je frémis!... honteuse de* bienfaits Que doit payer trop cher l'oubli de tes forfaits.

claudius, à Sjlla.

D'aujourd'hui seulement ton âme magnanime Vient d'acquérir sur nous un pouvoir légitime.

métei.lus, entrant.

Du peuple convoqué les diverses tribus Ont nommé pour consuls Faustus et Claudius.

J'achève un grand destin, j'achève un grand ouvrage; Sur ce monde étonné j'ai marqué mon passage : Ne m'accusez jamais dans la postérité, Romains, de vous avoir rendu la liberté!

n?< DU CINQUIÈME ET DERNIER ACTE.

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