‹ Sylviculture. IntrodChapitre 26 sur 94 · UTILITÉ GÉNÉRALE DES FORÊTS · texte numérisé non relu

UTILITÉ GÉNÉRALE DES FORÊTS

quelles il peut être associé comme essence d’ombre. C’est, dès lors, l'espèce indiquée pour faciliter les transitions entre deux stations voisines, dans ces zones indécises, si délicates à manier, où une espèce va disparaître quand l’autre n’est pas encore bien installée ; entre la région du chêne et la sapinière par exemple, ou à la limite supérieure de celle-ci, entre la forêt de rendement et le pâturage.

D'ailleurs son tempérament plastique lui permet d’accepter tous les rôles ; au gré du forestier, il sera sur le même point l'essence précieuse atteignant les plus grandes formes ou le modeste buisson végétant en sous-bois. Nous connaissons trop de forêts qui ont été victimes d’une expulsion systématique du hêtre, pour ne pas demeurer convaincus qu’on a tout à gagner en lui réservant la grande place qu’il mérite ; mais c’est à la condition de rester toujours son maître, sans jamais se laisser dominer par lui. |

Conclusion. — Il résulte des considérations précédentes que, d’une façon générale, les peuplements mélangés doivent être préférés aux peuplements purs, et que dans la plupart des cas, ce sont les peuplements inégaux, d’âges multiples, et dans ces formes le mélange par groupes, places ou bouquets, qui favorisent la constitution et le maintien des mélanges.

Page 1