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PLAN DU DOMAINE

de l'aiguille aimantée ; on place le rapporteur de telle facon que cette ligne passe simultanément par la division du rapporteur correspondant à la lecture faite, et par le point de croisement des diamètres passant par les divisions 0° et 90° du rapporteur ; un trait de crayon

Fig. 72. — Arpentage du périmètre d'une forêt.

tracé suivant le bord rectiligne du rapporteur donne une ligne parallèle à la ligne cherchée. Il est facile de comprendre que si l’on a tracé d'avance une série de parallèles à la ligne nord-sud, on trouvera aisément le moyen de placer le rapporteur de telle façon que cette ligne à tracer passe par le point même qui doit être son origine sur le plan (1).

(1) En se servant d'un papier d'architecte, soit quadrillé, soit simplement à lignes parallèles, l'opération est très facile.

A. FRoN. — Sylviculture. 17

290 PRATIQUE SYLVICOLE.

Pour déterminer le sens dans lequel on doit tracer la ligne à partir de son point d’origine, on supposera dessiné en ce point d’origine la figure que nous avons faite au point B (fig. 72) et on partira de ce principe que les angles se comptent en partant du nord dans le sens inverse du mouvement des aiguilles d’une montre ; de telle façon que, si par exemple l’orientement de la ligne à tracer est de 3079,30”, la ligne sera dirigée dans le sens BC.

Pour donner sur le plan la longueur voulue à cette ligne, on se sert d’une échelle de réduction, c’est-à-dire d’une règle graduée à l’échelle du plan. On prend sur cette règle, à l’aide des deux pointes d’un compas, la longueur mesurée horizontalement sur le terrain ; on la porte sur la ligne tracée, à partir de son point d’origine, et on obtient la position du sommet suivant ; on continue de proche en proche. Si le périmètre ainsi rapporté ne ferme pas dans les limites tolérables, c’est qu’on a commis une erreur, soit dans le lever, soit dans le rapport du plan.

Pour calculer la surface ainsi arpentée, on décompose le polygone rapporté en figures géométriques (triangles, trapèzes, etc.) dont on mesure graphiquement les éléments sur le plan quand ils n’y sont pas déjà cotés, et on fait la somme de toutes ces surfaces élémentaires.

Dans le cas où on a substitué des lignes droites à des parties sinueuses, il reste à retrancher ou à ajouter suivant les cas les surfaces comprises entre le périmètre et ces directrices (1).

Le plan d’un domaine boisé doit indiquer les principaux mouvements de terrain, les routes, les cours d’eau, les habitations voisines, etc.

Il est bon de profiter de l’établissement de ce plan pour reconnaître et fixer les limites de la forêt sur les points incertains (2).

Ces limites peuvent être désignées par des bornes numérotées qu’on place aux angles (saillants et rentrants) du périmètre. Partout où des chemins, ruisseaux de bordure, etc., ne désignent pas nettement la limite, il est utile de la préciser artificiellement par des fossés, des rigoles, des cordons ou murs en pierres sèches, des haies, etc., se rappelant qu’une forêt ne restera en bon état que si elle est suffisamment close, partout où il y a lieu de redouter les divagations du bétail voisin.

Reproduction du plan à plusieurs exemplaires. — Lorsque le propriétaire possède un bon plan de sa forêt, sur lequel il a mentionné la situation des coupes, ou l'aménagement, il peut le faire autographier. A défaut de plan autographié, nous conseillons le procédé suivant :

Le propriétaire possède un exemplaire de son plan, tracé avec soin sur une toile calque d’architecte ; les traits et l'écriture, faits à l’encre de Chine, sont nettement visibes ; il lui suffit d’avoir une glace et du

(1) Pour calculer rapidement les surfaces, on peut se servir d’un planimètre, ou du système des quadriliages.

(2) Voir Code civil, article 646. Et en ce qui concerne les propriétés contiguës à des bois soumis au régin:e forestier, les artic'es 8 à 14 du Code forestier, et les articles 57 à 66 de l’ordonnance réglementaire du 1°r août 1827.

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