‹ Sylviculture. IntrodChapitre 51 sur 94 · SION · texte numérisé non relu

SION

330 PRATIQUE SYLVICOLE.

Cubage des bois équarris. — On appelle équarrir une pièce de bois l’opération qui consiste à la transformer, à l’aide de la hache ou de la scie, en un parallélipipède rectangle ou en un tronc de pyramide droit.

L’équarrissage peut être à vive arête sur franc bois, ou avec tolérance d’aubier.

On dit que la pièce équarrie présente des flaches quand les faces adjacentes ne se terminent pas chacune par une arête commune.

Les pièces ainsi obtenues présentent des formes géométriques connues, et il est facile de calculer les volumes en fonction des dimensions de ces pièces.

Règle à cubage de M. de Montrichard. — La règle à cubage de M. de Montrichard fournit un procédé de calcul rapide et essentiellement pratique pour obtenir les volumes; elle se compose, comme la règle à calcul, de deux parties : d’une règle fixe, et d’une réglette mobile engagée à plat dans une coulisse pratiquée à l’intérieur de la règle, de façon à glisser parallélement à celle-ci ; elle porte trois échelles affectées, l’une aux circonférences (partie inférieure de la règle), l’autre aux hauteurs (partie supérieure de la réglette), la troisième aux volumes (partie supérieure de la règle) ; en outre vers le milieu de la réglette, et au-dessous de l’échelle des hauteurs sont marquées des divisions qui constituent ce que nous appellerons l'échelle des repères, et qui servent à placer la réglette mobile dans la position voulue pour obtenir le volume cherché suivant le mode de cubage dont on a fait choix.

Si l’on veut cuber en grume, au quart sans déduction, au sixième ou au cinquième déduit des arbres abattus, on choisit pour repère le trait au-dessus duquel est inscrit le mode de cubage adopté ; ce trait amené au-dessus de la division qui exprime la circonférence donnée, sur léchelle inférieure de la règle, permet de placer la réglette mobile dans une position telle que la hauteur de l’arbre, lue sur l’échelle des hauteurs, coïncide avec la division qu'il faut lire sur l’échelle des cubes pour connaître le volume cherché ; ce volume est précisément le volume en grume, au quart sans déduction, au sixième ou au cinquième déduit, selon le repère dont on s’est servi. II

faut, bien entendu, dans cette opération, se donner la circonférence moyenne de l'arbre.

Bois de feu. — Tous les bois impropres à la charpente et à l’industrie, ou ceux qu’on a intérêt à convertir en bois de chauffage sont utilisés comme combustible.

O1 distingue en général les bois de corde et la charbonnette ; nous donnons ci-dessous, d’après l’ Agenda du forestier, les catégories habituelles. |

Bois de corde. — Petit rondin : de 0,06 à 0M,10 de diamètre, soit 0M,20 à 0M,30 de tour. — Quartier : au-dessus de Om,13 ou 0%,15 de diamètre,

Les longueurs habituelles des bûches sont 1,14 à 1M,30 (soit 3 pieds 1/2, 4 pieds), et aujourd’hui 1 mètre,

Fig. 75. — Membrure pour empilage.

Parfois on trie à part le chêne, le tremble, les bois tendres (blancs), les bois durs, le bois écorcé ou non écorcé, le bois de tige ou celui des branches ou ramiers ; on distingue ainsi, d’après les usages du commerce : le bois neuf, coupé depuis un an ; Le bois vieux, ayant plus d’un an de coupe, etc.

Charbonnette. — Bois de toutes essences, de la grosseur de 0,06 à 0m,20 de tour, débités sur une longueur de 0,65 à Om,80 (2 pieds à 2 pieds 1/2).

Le bois de chauffage est empilé en tas ou rôles portant souvent le nom de cordes ; ces cordes offrent des dimensions très variables suivant les pays.

Empilage. — Les bûches sont empilées, de manière à ne laisser que le moins d’interstices possible entre elles, dans une membrure (fig. 75), dont les dimensions sont fixées d’avance, de façon que l’espace occupé par la pile forme un parallélipipède ; droit dont les dimensions sont : longueur de bûche L ; hauteur de pile H ; longueur de la pile ou couche C.

On n’empile jamais ensemble que les bois ayant même lon-

332 PRATIQUE SYLVICOLE.

gueur de bûche ; cette longueur de bûche dépend des régions et des emplois divers auxquels le bois est destiné ; c’est le seul facteur qu’on ne peut modifier. Partant de cette longueur de bûche, on calcule en centimètres la hauteur H à donner à la pile, de façon qu’en multipliant cette hauteur par la longueur de büûche, le produit soit exactement égal à un mètre carré

(L H = 1 mget par suite H — D

Ainsi construite, la pile représente sur une longueur de

NS \ à NN

Page 1