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Fig. 76. — Empilage des bois de feu.
couche de 1 mètre, l’unité de volume qui est le stère (1) en matière de bois de chauffage, et le volume exprimé en stères et décistères se trouve représenté par la longucur de couche exprimée en mètres et décimètres (fig. 76).
On peut aussi convenir qu’on donnera à la longueur de couche dans chaque pile uniformément soit 4 mètre, soit 2 ou 3 mètres, et que la hauteur de chaque pile sera calculée d’après la longueur des büûches, de façon que le volume de la pile
(1) Le stère de bois de chauffage est la quantité de bûches empilées que peut contenir un espace mesurant 1 mètre cube. Le stère est une unité de volume du système métrique. Bien que le système métrique soit d'origine essentiellement française, et que la plupart des nations l’aient adopté, le commerce de bois français continue à se servir d’autres mesures, corde, moule, etc., dont les volumes sont variables suivant les régions. Il est à désirer qu'on se décide en France à adopter d'une façon uniforme le système métrique, dans toutes les circonstances où il n'y a pas de raisons sérieuses d'agir autrement.
représente exactement le stère, le double stère et le demidécastère (1).
Dans la pratique, pour tenir compte du tassement qui se produit toujours et qui a pour effet de diminuer la hauteur du tas de 4 à 5 p. 100, on doit donner à la hauteur du tas, au moment de l’empilage, 3 à 4 centimètres de plus que la hauteur normale.
Facteur d’empilage. — Ie bois de chauffage s’entasse de manières bien différentes, suivant qu’il est plus ou moins droit, qu’il est en bûches plus ou moins longues, ou enfin qu’il est noueux ou tordu ; il en résulte que le volume réel de matière ligneuse contenue dans un stère de bois est variable ; on a rapporté ce volume au mètre cube et le tableau suivant que nous extrayons de l’ Agenda forestier donne les facteurs qui permettent de passer du volume exprimé en stères au
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au mètre cube. pra Bonne fente,écorce unie DapinN Niro). un. 0.2. 0.76 1.31 Epicéa ...) Fente difficile, écorce FADOLONSES RTS, 0.62 4:01 ” Ecorce très unie, fente érès Donne... 0.77 1-29 \ Ecorce raboteuse, fente ” Aile: CEE .65 129% He assez diffi ile 0.65 155% Rondin, écorce assez l LÉRIO SE SRE Re Re 0.60 1:65 Rondin de cime, branches eourbess::2.2 72: 0.58 1:72 Ecorce unie, fente fa- \ CHE RES ER: 0.68 4.45 p Ecorce raboteuse, fente Chêne... assez dHICIle.. 2 0.61 1.64 Cimeaux assez droits. 0.55 1.82 Branches courbes..... 0.46 56 #7,
(1) Loi du 4 juillet 1837 et ordonnance du 16 juin 1839. — Remarquons que le demi-décastère n'est pas une mesure du système métrique.
334 PRATIQUE SYLVICOLE.
volume réel de bois exprimé en mètres cubes et inversement, d’un volume réel exprimé en mètres cubes, au volume en stères que donneront les mêmes bois après empilage ; ces facteurs varient avec les essences et avec la nature des bois empilés.
Un stère de bois ne renferme qu’un volume réel variant de 0mc,46 à Ome,77, soit en moyenne 0mc,625, c’est-à-dire environ les six dixièmes.
En moyenne, le facteur d’empilage varie de 1,35 à 1,45 pour les bois droits ; de 1,60 à 1,80 et quelquefois plus pour les bois tortus et noueux; il a été constaté en outre que ce facteur d’empilage augmente avec le nombre de bûches susceptibles de constituer un stère, et aussi en raison de la longueur des bûches ; enfin qu'il est plus fort pour les bois de quartier que pour les bois ronds.
Mesures de volume pour les bois de feu en France.
Mesures de volume. Volume en stères.
D DÉTOE ae en Mn DE A ee CIE SN EE e 1,000 Donubletstére ss ciesER REC EN RrrE 2,000 DÉCASTÈRES EE RAT ARE RE LS RIRE 10,000
Corde des eaux et forêts (8 pieds de couche, 4 pieds de hauteur, 3 pieds 1/2 de lon- BUBULI RE TE nm ee nor Le RE 3,839 Corde de taillis (mêmes dimensions, sauf la longueur des bûches qui est de 2 pieds CU): Le A TS Re ERE 2,742 Corde de moule (mêmes mesures, longueur
de Düches Æ pieds) #57: mine ee 4,387 Cordesur are ere SU CCE Et 4,009 — sur l'Oise et AISNE Se Re 5,000 — "sur la Marne et lOutegee 2 4,008 — isuriles ports del’Vonne: 77652 4,007 — sur les ports de la Seine. . ......... 5,000 —. sur le portde Montargis... 5,003 LeTonneaur(Gironde)-2rr rer er et 3,636 L'aBrass (Gironde) PAR PRE ere 3,970 Fagots et bourrées. — [Les dimensions ordinaires des
fagots sont très variables ; leur longueur courante est de: 1M,30 ; 12,33 ou 1,40 ; parfois de toute celle des brindilles ; da longueur de tour est de 0,80, 1 mètre ou 1,33.
Ces fagots sont retenus par un ou deux liens ou harts, et contiennent cinq à huit brins dits parements ou jarrets de 0,06 à 0,08 de diamètre. Les dimensions des bourrées sont également variables, mais plus petites ; leur longueur est de 0,80, 1 mètre ou 1%,33, la longueur de tour est de 0,50, 0m,80
pu
ou 4 mètre ; elles ne renferment pas de parements, et ne sont retenues que par un lien.
Dans la pratique, on ne cube pas les fagots et les bourrées ; on les estime au cent ou au mille, et les prix varient suivant leurs dimensions et les régions.
Le volume en mètres cubes de la matière ligneuse réellement contenue dans les fagots a été déterminé par immersion dans l’eau ; il peut être intéressant à connaître. D’après M. Hüffel, le rendement de cent fagots de bois de moins de 0,20 de tour serait exprimé ainsi qu'il suit :
Volume en mètres cubes.
MÉoede ie tes Resp 3,19
Cent fagots [ Fagots de\ Résineux. .... 3,06 de 1 mètre rondins. / Bois de bran- | Feuillus Dee dus 2,53 de long CheS 2e 12 t Résinenx 7. 00214 Sur 1 mètre Tiges. ....... \ Feuillus Re 2,85 ; | Résineux.…. . 3,04
de tour. Bourrées. : : Derohee Feuillus . 2.22 4,64
re et FR ÉSINeUX. es 2,05
Ramiers en faisceaux de es Peunlius 552 2,73 1 mètre de tour et sur PE, M re Résineux:.: 2,74 toute leur longueur (le B ne ans RATE 1,90 CODE 2S Reuadele FARMER) PES neue dr 1952
La Société forestière de Franche-Comté et Belfort a adopté comme base de ses expériences comparatives les facteurs moyens suivants pour des fagots et bourrées ayant 1",33 de long et 1 mètre de tour:
3 mètres cubes pour 100 fagots pesant environ 24 kilos chacun ;
1mc,50 pour 100 bourrées pesant environ 12 kilos chacun.
Souches et rémanents. — La souche ou partie souterraine de l'arbre, donne des produits appréciables. Pour la plupart des essences, le volume de la partie souterraine est de 12 à 25 p. 100 (1/8 à 1/4) de la partie aérienne, lorsqu'on coupe rez terre.
Ces produits, ainsi que les copeaux d’abatage, les copeaux ou ételles d’équarrissage, menus débris ou rémanents d’exploitation, se vendent soit au stère, soit à la voiture, à la banne.
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$ 2. — Cubage des bois sur pied. — Il y a lieu de distinguer le cubage des arbres de futaie et le cubage des bois taillis.
Estimation en matière des arbres de futaie. — Le cubage des arbres de futaie consiste à déterminer pour chaque arbre pris isolément : 1° le volume de la tige ; 29 le volume de la cime, autrement dit du houppier.
19 Volume de la tige. — Les méthodes de cubage des arbres sur pied ont toutes pour objet principal la détermination des deux éléments du volume, hauteur de la tige et grosseur moyenne.
a. Mesure des hauteurs. — On apprécie la hauteur d’un arbre, ou plus exactement celle de la partie du tronc propre à utiliser comme bois d'œuvre (1), soit à vue, soit à Paide d’instruments spéciaux, dits dendromètres, planchettes, etc.
Mesure des hauteurs à vue d'œil. — Remarquons tout d’abord que dans le calcul du volume, la hauteur n’entre comme facteur qu’à la première puissance, et affecte beaucoup moins le résultat que le diamètre (ou la circonférence), qui y entre au carré ; d’ailleurs il est inutile de chercher dans l’appréciation des hauteurs un degré d’exactitude que ne comporte pas la question.
Un œil exercé arrive facilement à apprécier les hauteurs à vue, avec une approximation d’un mètre au moins, s’il a soin de contrôler de temps en temps son appréciation, soit à l’aide du dendromètre, soit à l’aide du procédé suivant : dressant une perche de 2, 3 ou mieux 4 mètres le long de la tige à la base de l’arbre, il se poste à une certaine distance de l’arbre, place devant ses yeux et verticalement un crayon par exemple, qu'il éloigne ou rapproche jusqu’à ce que les rayons visuels passant au-dessus et au-dessous du crayon aboutissent exactement aux deux extrémités de la perche ; il élève ensuite le crayon dans la même verticale, de façon à faire intercepter le long du tronc une hauteur égale, et ainsi de suite jusqu’au sommet. Le nombre des portées, multiplié par la longueur
(1) Généralement partie du tronc comprise entre le sol et le point où s'insèrent les premières branches principales.
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de la perche appliquée contre l’arbre, donne la hauteur totale de la tige.
Pour diminuer les causes d’erreur, il y a lieu de s'éloigner d'autant plus de l'arbre que cet arbre est plus haut.
Mesure des hauteurs au dendromètre, à la planchette, etc. — Il existe des instruments à l’aide desquels on peut mesurer exactement cette hauteur; ces instruments, appelés dendrometres, planchettes, etc., sont très variés ; Citonsceux de MM.d’Arbois de Jubainville, Bayard, Bouvard, Regnault, etc. Un des plus pratiques parmi ces dendromètres est le clisimêtre Goulier, adapté à cet emploi par M. Bellieni, de Nancy (fig. 77).
b. Détermination de la grosseur moyenne. — La seule mesure pratique dont on puisse disposer est celle qui est prise à la base de l’arbre ; celle-ci, qui est toujours accessible, s’appelle grosseur à hauteur d'homme ; elle se mesure à une hauteur au-dessus du sol variant entre 1,30 à 1,50 et parfois 2 mètres, c’est-à-dire à un point assez élevé pour que l’empâtement des racines ne s’y fasse plus sentir.
On se servira, suivant ses préférences, du diamètre ou de la circonférence (1).
Le diamètre à hauteur d'homme se mesure avec le compas forestier, comme nous l’avons vu précédemment ; toutefois, dans des cubages précis, il est bon de mesurer deux diamètres en croix, l’un dans le sens de la plus forte épaisseur, l’autre dans celui de la plus faible, et de prendre la moyenne des deux
Fig. 77. — Ciisimètre Goulier.
(1) Le diamètre est une dimension qui parle plus à l'œil; nous le préférons à ce titre.
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lectures, spécialement quand la section de l'arbre est irrégulière.
La circonférence se mesure avec le décamètre, avec une corde bien tressée qu’on reporte sur une règle graduée, ou encore avec le compas forestier gradué à cet effet.
En général, les diamètres s’estiment de 5 en 5 centimètres et les circonférences de 20 en 20 ou même de 25 en 25 centimètres.
On conçoit aisément que si des tarifs spéciaux, établis à l’aide de mesurages répétés, permettent de passer de la dimension de la tige à hauteur d'homme, à la dimension de cette tige en son milieu, le problème de cubage sera résolu ; il en sera de même si on peut passer directement de la donnée précédente au volume de l’arbre suivant sa hauteur. Dès lors on est conduit à établir deux systèmes de tarifs :
a. Tarif de décroissance des diamètres. — Leduc indique les facteurs suivants par lesquels il faut multiplier les diamètres à hauteur d'homme pour obtenir les diamètres moyens :
Arbres de 3 à 5 mètres de hauteur. Multiplier le diamètre à
Héuteur d'homme Dar. Lecce ec LL ECC 0,933 Arbres de 6 à 8 mètres de hauteur. Multiplier le diamètre à hatieur d'homme par... ue ere OR 0,907 Arbres de 9 à 11 mètres de hauteur. Multiplier le diamètre à hauteur d'hOMME DAT. C0 eco cu EC CESSE 0,880 Arbres de 12 à 14 mètres de hauteur. Multiplier le diamètre à hauteur d'ROMME DAT: PORC RE PR NE EEE 0,853 Arbres de 15 à 17 mètres de hauteur. Multiplier le diamètre à hauteur d'homme par se, 2 CRI AR SRE EEE 0,827 Arbres de 18 à 20 mètres de hauteur. Multiplier le diamètre à hatiteur-d'RONTNE DIE. 2 ER D PERTE Se LUE RE Ce 0,800
Remarquons que les décroissances varient avec la hauteur des arbres ; mais elles varient aussi suivant leur grosseur, et enfin d’essence à essence, de sorte que, dans une coupe renfermant des arbres de toutes grosseurs et hauteurs, adopter un facteur unique de décroissance n’est ni facile ni prudent.
b. Tarifs de cubage. — En France, on a l'habitude de se servir de tarifs spéciaux, donnant directement le volume pour les diverses catégories de grosseurs mesurées à hauteur
d'homme ; le mode d’usage de ces tarifs n’a pas besoin d’explications.
Le nombre de ces tarifs est incalculable ; souvent chaque forêt a son tarif.
Nous renvoyons à ceux que donne l’ Agenda du forestier publié sous le patronage de la Société forestière de Franche- Comté et Belfort (1).
29 Cubage du houppier. — Le houppier est constitué par les branches, rameaux et ramilles qui forment la cime de l'arbre ; les produits que donnent ce houppier ne consistent qu’en bois de chauffage ; on évalue leur volume, en comptant le nombre de stères que produisent ces branches façonnées comme bois de feu, ainsi que le nombre de fagots qui proviennent des produits impropres à l’empilage.
Dans la pratique, on a déterminé pour chaque classe d'arbres la valeur du houppier en fonction du volume du tronc, et on se contente dans une opération de cubage, après avoir évalué le volume du tronc, de calculer directement celui du houppier à laide de ces coefficients (2).
Pratique de l'opération du cubage ; estimation en matière d'un lot d'arbres de futaie. — L'opération de cubage d’un groupe d’arbres consiste à mesurer la grosseur de chaque arbre à hauteur d’homme, à en évaluer la hauteur en bois d’œuvre et à en déterminer le volume.
Mais en pratique, lorsqu'on effectue cette opération sur une coupe ou parcelle de forêt, on cherche à coordonner l’opération ; pour cela l'agent pointeur a préparé à l’avance un carnet à deux entrées, lui permettant de pointer les arbres, au fur et à mesure de leur appellation, en les classant suivant leur diamètre d’une part, et leur hauteur de l’autre, et souvent aussi en les répartissant par classes d’essences.
L'opération finie, il faut relever les résultats ; généralement, et dans un but de simplification, on donne comme hauteur aux arbres d’une même catégorie, la moyenne des diverses hauteurs appelées pour ces arbres, et l’on n’a plus qu’un seul calcul à faire par catégorie de circonférence ou de diamètre.
Les diverses catégories de grosseurs sont groupées par classes, selon Pusage adopté dans la région. Enfin on détermine dans une colonne spéciale le volume des houppiers en fonction du volume des tiges, et généralement l'appréciation du houppier se fait en bloc sur le volume
total des tiges.
(1) Voir aussi : « Manuel pratique pour le cubage des bois sur pied et abattus », par R. Roulleau. Paris, 1905.
(2) Voir Agenda du forestier, « tarifs divers ».
PRATIQUE SYLVICOLE.
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Dans certaines forêts particulières, il est d’usage de numéroter chacun des arbres mis en vente et de prendre note des dimensions de chaque arbre ; les calepins de pointage doivent être disposés en conséquence.
Estimation en matière des taïillis. — On estime le rendement en matière d’un taillis à vue d’œil; c’est affaire d'habitude ; un opérateur se forme aux estimations s’il se donne la peine de vérifier au cours de l’exploitation, la quantité de stères, de fagots ou de bourrées que fournit le peuplement qu’il a estimé sur pied ; en comparant ces résultats à son estimation, il rectifie très facilement ses erreurs d’appréciation.
Un bon préposé doit agir ainsi ; il doit relever sur un calepin tous les résultats des exploitations qu'il surveille afin d’être à même de fournir sur elles tous les renseignements nécessaires.
Un estimateur peu exercé peut s’aider en faisant des expériences sur des places d’essai ; à cet effet il choisit des emplacements, d’un are par exemple, dans les parties du peuplement présentant une composition moyenne (il peut faire des essais dans les mauvaises parties, dans les moyennes et dans les bonnes, pour comparer les résultats) ; sur chaque place d’essai il compte les tiges, mesure leur grosseur à hauteur d'homme, apprécie leur hauteur, se rend compte de la consistance du taillis, puis fait tout façonner devant lui en stères, fagots et bourrées, suivant l’usage courant. Quelques essais de ce genre forment rapidement un estimateur.
M. Frochot donne dans le tableau ci-contre des chiffres d'expérience à l’aide desquels on peut s’aider pour l’évaluation d’un matériel sur pied.
Pour utiliser ces données il suffira de se rendre compte aussi approximativement que possible du nombre de tiges, de leur grosseur, et de leur hauteur moyenne par hectare dans chaque catégorie.
Quant aux fagots, on peut en déterminer le nombre d’après la quantité de stères et admettre qu’il y en aura de 8 à 15 par stère, suivant que le taillis sera plus ou moins jeune et plus ou moins fourré.
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NOMBRE DE TIGES NÉCESSAIRES POUR faire un stère, la hauteur moyenne étant de ER