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PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION

L’accueil bienveillant que le public agricole a fait à notre première édition, nous a encouragé à conserver pour la deuxième édition la charpente générale de louvrage. Tenant compte de conseils autorisés, nous avons modifié dans un sens pratique plusieurs parties du texte, et nous y avons ajouté des compléments nécessaires. Nous avons cherché ainsi à composer un livre concis et clair susceptible d’être compris par tous, malgré la diversité très grande des sujets traités et l’apparente complication des questions étudiées.

La PREMIÈRE PARTIE — La forêt en général et ses éléments constitutifs — comprend les subdivisions suivantes : Vie de l'arbre en général, — essences forestières, — forêt et peuplements, — diverses formes de peuplements, — état de la forêt, — utilité générale des forêts, produits forestiers, industries forestières.

On y trouve les principes généraux qui permettent de comprendre la relation qui existe entre l’arbre, les peuplements

ou la forêt avec le sol d’une part, et l'atmosphère d’autre part, ainsi que l’exposé succinct des rapports que le sylviculteur, producteur de bois, doit avoir avec ceux qui utilisent la matière première que fabrique la forêt.

La forêt est un domaine complexe dans lequel les produits n’ont pas, comme en agriculture, une date d’exploitation nettement définie ; le propriétaire d’une forêt doit connaître la nature des produits qu’il veut fabriquer et les formes de peuplements ainsi que les modes de traitement qu'il peut adopter dans ce but ; nous avons cherché à le renseigner.

La DEUXIÈME PARTIE — Pratique sylvicole — comprend les subdivisions suivantes : Repeuplement artificiel et repeuplement naturel, — opérations culturales, — mesures de gestion,

— le domaine boisé et ses éléments constitutifs.

On y trouve les règles et les données pratiques nécessaires pour créer, pour organiser et pour diriger ou tout au moins surveiller lexploitation d’un domaine boisé.

Le domaine boisé peut être indéfiniment exploité sans apport de semences ou d’engrais et sans frais généraux de culture, à la condition que le propriétaire subordonne ses exploitations aux nécessités du repeuplement naturel ; il peut être maintenu en bon état de production à l’aide d’opérations culturales nettement définies et comporte dans sa gestion des opérations relatives à aménagement et à l’assiette des coupes, au cubage et à l'estimation des produits, ainsi qu’à la protection des peuplements contre les dangers extérieurs ; il constitue enfin une exploitation d’un genre spécial dans laquelle Ia récolte ou revenu peut à chaque instant être confondue avec le capital ligneux superficiel nécessaire pour assurer cette récolte, Le sylviculteur doit, par suite, connaître les règles de pratique sylvicole qui lui permettent, à tout moment, de savoir ce qu’il doit faire dans la gestion de son domaine, et quelles sont les conséquences de ses actes ; nous avons cherché à le renseigner.

La TROISIÈME PARTIE — Principaux massifs forestiers — comprend les divisions suivantes : Étude spéciale des taillis simples, — étude spéciale des taillis-sous-futaie, — étude spéciale des futaies.

On y trouve les données spéciales nécessaires pour gérer un peuplement, quel qu’il soit ; c’est le complément indispensable dans la pratique des deux premières parties.

Embrassant ainsi toutes les parties de la Sylviculture ce livre répond à toutes les questions qui se posent dans la gestion d’un domaine boisé.

I1 nous a paru utile d’éclairer le texte par des paysages forestiers ; il nous a paru indispensable de mettre à la disposition des professeurs d'agriculture ou des maîtres de l’enseignement qui voudraient se servir de notre livre pour justifier leurs conseils, les nombreux clichés de vues forestières que nous

ons eu l’occasion de réunir au cours de nos tournées en forêt. Nous avons groupé ces clichés en séries de projections, avec livrets explicatifs, en nous reportant, dans la mesure nécessaire, au texte ainsi qu’au plan général de l’ouvrage, et ces vues, ainsi que les livrets, sont communiqués en franchise par le Musée pédagogique (service des projections lumineuses, 41, rue Gay-Lussac, à Paris), à tout fonctionnaire du Ministère de l’Instruction publique, qui en fait la demande pour une conférence.

En signant cette nouvelle édition, nous souhaitons ardemment qu’elle contribue à faire mieux connaître l’importance des domaines boisés et à intéresser davantage les propriétaires

à leur bonne gestion.

A. FRON.

Gex, 10 mai 1909.

S YLVICULTURE

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