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dans laquelle le facteur :|

peut se calculer très rapidement à l’aide du tarif III de Cotta (2). Il estime au même taux t le capital correspondant aux frais annuels a; ce capital c est donné par la formule

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La différence de ces deux valeurs C — c lui donne la valeur nette du sol.

Superficie. — La superficie, à un âge quelconque donné, est considérée comme la valeur acquise par accumulation à intérêts composés du capital C.

Si la coupe a lieu à m ans, le capital a été engagé pendant "» années, et la superficie est donnée par la formule :

dans laquelle le facteur (1+1}” se calcule très rapidement à l’aide du tarif I de Cotta.

La valeur à l’hectare en fonds et superficie est donnée par le total (C—c)+S$, c’est-à-dire par la somme de la valeur nette du sol et de la superficie.

Pour obtenir la valeur de la coupe, il suffit de multiplier par la contenance de cette coupe.

(1) Le revenu le plus avantageux est celui qui se rapporte au capital correspondant le plus élevé, capital susceptible de donner le revenu annuel le plus élevé. (2) Ce tarif est dans l'Agenda du forestier.

A. FROoN., — Syleiculture. 23

398 PRATIQUE SYLVICOLE.

Enfin, toutes les coupes s’estiment de même et la valeur de la forêt est la somme des résultats obtenus.

Remarquons que, par un calcul de même ordre, il serait facile de tenir compte des produits accessoires, à récolter avant l’exploitation principale, ainsi que des dépenses à faire, soit à un moment donné. soit périodiquement.

29 Pour le taillis composé. — M. Broilliard admet qu’on détermine le taux de placement en forêts similaires dans la localité. Comme dans le cas précédent, il cherche à estimer chacune des coupes séparément, et le point de départ de sa méthode est que la valeur en fonds et superficie doit se déduire des revenus successivement réalisables, en ayant soin de bien connaître les époques auxquelles on réalisera ces revenus, et de les escompter à l’époque où se fait l’estimation.

Il admet, bien entendu, qu’il connaît, d’après l’état de la forêt, le rendement en argent de chaque coupe, à l'expiration des périodes successives où elles seront exploitables.

Notons enfin que M. Broilliard indique comme procédé usuel le procédé empirique suivant :

Pour estimer les taillis composés, on se borne souvent à calculer la valeur vénale de tous les arbres faits, modernes et anciens, et à y ajouter, pour les sous-bois et les baliveaux de l’âge d’une part, pour le sol d’autre part, des valeurs déduites du revenu de la forêt traitée en taillis simple avec baliveaux de l’âge seulement.

Pour un hectare de taillis composé portant un sous-bois âgé de quatorze ans qui sera exploitable à trente ans, le taux de placements en forêt étant d’ailleurs 3 p. 100 dans la localité, M. Broilliard donne l’estimation suivante :

fric.

Arbres constitués (de 0",20 de diamètre et plus). 523,00 Sol capable de donner tous les 30 ans 700 francs, savoir 600 francs de sous-bois et 100 francs de petits modernes :

Valeur brute 700— 7 ,,,,.......... 490,42 (1 + 0.03)20 — 1 Frais capitahsés à déduire em 022222 200,00 Valeñrnetles re "2 Me 290,42 290,42 Recru de 14 ans et baliveaux.

490,40[(1 + 0,03)1+#— 1], c’est-à-dire intérêts du capital sol et frais pendant 14 ans............ 251,58 Valeur à lhectare......... 1 065,00

La valeur ainsi obtenue par ce procédé simplifié donne un chiffre inférieur à la valeur réelle.

3° Sapinière jardinée. — Dans ce cas, la méthode de M. Broilliard est la méthode commerciale. Une chose est certaine, dit-il, c’est la valeur actuelle des bois sur pied, généralement grande dans ces forêts.

où à dé

On peut la calcuier en comptant et mesurant de 5 en 5 centimètres, par exemple, les diamètres de tous les arbres, et en appliquant à chaque catégorie de grosseur les prix du commerce. Si l’on ajoute à cette valeur des arbres et perches, la valeur relativement faible du sol, simplement estimée par comparaison avec les terrains similaires du voisinage (1), on obtient une base d’estimation convenable.

Mais la forêt vaut, suivant les cas, plus ou moins que cette somme ; si le matériel sur pied est très considérable et en grande partie exploitable, la forêt vaut moins que ne l’indique le chiffre de l’estimation en valeurs actuelles pour un capitaliste qui veut la conserver à l’état de forêt ; si elle est à vendre, ce sont les marchands de bois qui l’achèteront.

Si, au contraire, les bois sont jeunes et en bon état de végétation, si ce sont principalement des perches par exemple, c’est le capitaliste, qui a l’intention de faire un placement d’argent en forêt, qui sera Pacquéreur probable, car la forêt vaut pour lui plus que ne l'indique le prix actuel du matériel sur pied.

MÉTHODE DE M. GaLMmicHE. — Enfin M. Galmiche, s’occupant plus spécialement du taillis composé, envisage autrement la question.

Il écarte d’abord toutes les considérations de convenance personnelle qui pèsent d’un grand poids dans la plupart des marchés relatifs aux forêts, mais ne peuvent être évalués que par l’acheteur luimême.

Recherchant la valeur du massif boisé, erga omnes emptores, il écarte en outre :

1° La détermination de la valeur du sol par comparaison avec celle des sols voisins livrés à d’autres cultures, ou par les prix attribués au fonds dans les transactions dont les forêts voisines ont pu être l’objet :

29 L’admission d’un taux déterminé soit par les achats effectués dans la région, soit par les projets de l’acheteur.

A son point de vue, le matériel sur pied vaut, comme celui d’une coupe, le prix auquel il peut être vendu ; les bois trop jeunes pour être commerçables, ont une valeur qu’il déduit du tracé d’une courbe allant de la valeur 0 à 0 ou aux valeurs réalisables à divers âges.

Quant au sol pourvu d’un ensouchement ou de jeunes semis, il admet que sa valeur fonctionne au même taux (c’est le seul postulatum de sa méthode) que le matériel bois considéré à partir du moment où il a acquis une valeur commerciale, constituant à compter de cette date le capital, fonds et superficie, qui produit le revenu.

(1) Soit, par exemple, 200 francs, et s'il y a lieu de tenir compte des semis qu'il porte, on peut y ajouter la valeur d'un reboisement effectué depuis quelques années. soit encore 200 francs. Le sol avec les semis vaut alors environ 400 francs l'hectare,

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