‹ Sympathectomie et revitalisation glandulaireChapitre 10 sur 12 · RP CE · texte numérisé non relu

RP CE

pédicules utérins et utéro-overiens, reuf malades. Parmi elles, il y avait quatre cas de stérilité. Dans un cas, une grossesse est survenue après douze ans de mariage et six mois après l’isophénolisation. Dans les trois autres cas aucun changement n'est survenu, Dans les cinq autres cas il s’agissait de règles très douioureuses et irrégulières. Après l’isophénolisation les règles sont devenues régulières, abondantes et ne s'accompagnèrent plus de douleurs. Chez toutes ces malades enfin, Desplas a noté un amaigrissement de plusieurs kilogrammes.

D'après Simon de Strasbourg, l'intervention donne des résultats particulièrement appréciables chez certaines femmes jeunes, toujours fatiguées, sans courage, neurasthéniques, se plaignant de vagues troubles intestinaux ou génitaux qu’on met sur le compte d’une appendicite chronique ou d’une ovairite scléro-kystique. Après l'isophénolisation, ces femmes sont radicalement transformées ; leurs troubles génitaux ou intestinaux disparus, elles ont retrouyé force et courage, gaité et confiance.

L'isophénolisation semble donc chez la femme produire une véritable reviviscence, une revitalisation générale de l’organisme due à la reprise de l’activité non seulement des glandes sexuelles, mais de toutes les endocrines et à la production nombreuse d’hormones déversées dans la circulation devenue plus active.

Certains, jugeant sur le caractère des troubles observés et sur l’état mental spécial de ces malades,

n’ont voulu voir dans tout ceci que des phénomènes de suggestion. Cependant la réapparition de règles régulières, indolores et abondantes chez une femme mal réglée et présentant de vives douleurs à ses époques, l'apparition d’une grossesse chez une femme stérile, montrent bien qu'il ya là plus que de la suggestion. D'ailleurs qu’il s'agisse d’un phénomène de revitalisation glandulaire et d'action directe sur le sympathique ou de suggestion, l'important pour les malades est d'obtenir la disparition de leurs troubles, de récupérer la santé.

© CnariTRE VI

- L’Isophénolisation d U Pancréas.

L'action de l'isophénol a été également expérimentée sur le pancréas. Mais ici à l'heure actuelle la question est loin d’être au point.

La technique est en elle-même fort simple. Il suffit d'aborder la glande et, les organes voisins étant bien protégés, de la frotter fortement avec une compresse imbibée de la solution.

Doppler a employé sa méthode chez des diabétiques, chez des sujets atteints de pancréatite chronique. Peut-on cependant parler des indications de la méthode ? Pour nous, il nous semble bien diffcile de porter ce diagnostic de pancréatite chronique. Certains la veulent très fréquente et isolée. Le plus souvent elle paraît associée à des lésions chroniques du foie et de la rate et surtout à la lithiase biliaire. |

Du point de vue anatomique les principales formes de cette pancréatite chronique sont :

19 La sclérose partielle ou totale et lorsqu'elle est très prononcée la glande se trouve réduite à quel-

ques grammes, sillonnée de bandes fibreuses, de

LES Se canaux dilatés avec ou sans lithiase, de cavités kystiques. |

20 La lithiase isolée ou associée à la sclérose : les calculs sont multiples, grisâtres, parfois ramifés, formés presque exclusivement de carbonate de chaux.

30 La stéatose : la glande se trouve alors trans-. formée en une masse graisseuse, mais elle garde sa disposition lobulée.

4° [’atrophie, surtout observée dans le diabète. Mais au point de vue clinique, dyspepsie pancréatique, douleur épigastrique, stéarrhée, amaigrissement et parfois glycosurie sont les seuls signes des pancréatites chroniques, et encore n’existent-ils pas au complet dans bien des cas. |

Certains auteurs admettent cependant que ia pancréatite chronique est très fréquente et quon peut la mettre en cause chez des sujets frisant la cinquantaine, amaigris, sans force, présentant quelques troubles digestifs et un léger subictère. Doppler aurait pratiqué chez certains de ces malades l’isophénolisation du pancréas et aurait obtenu des résultats. | |

Victor Pauchet a pratiqué l’isophénolisation plusieurs fois dans ces cas. Il a toujours constaté la présence, au niveau de la tête du pancréas en particulier, d’une zone indurée donnant au palper une sensation bien différente de celle du reste de la glande. Pour lui, la pancréatite chronique est associée à la lithiase biliaire ou à une cholécystite chro-

nique : la vésicule alors ne renferme pas de calculs mais une bile noirâtre, riche en colibacilles. Cet auteur pratique alors l'isophénolisation du pancréas par badigeonnage et y adjoint une cholécystostomie. Il a remarqué que l’intervention était suivie d'une amélioration nette de l’état général ; le malade se trouve plus alerte, plus apte au travail. Doppler employa aussi sa méthode chez des diabétiques, espérant obtenir ainsi une stimulation, une reviviscence du pancréas. Ce traitement provoquerait, trois à quatre semaines après, une forte. excitation des ilôts de Langherans, ce qui aurait été confirmé par des expériences sur les animaux. Chez l'homme normal, chez lequei on a provoqué une hyperglycémie par ingestion d’une forte quantité de sucre, on verrait apparaître après isophénolisation des troubles d'hypoglycémie : tendance à la syncope, faiblesse, transpiration, tremblement en même temps que la glycosurie disparaîtrait presque complètement. Ces phénomènes ont été publiés en : 1929 par Depisch et Hasenorhd dans le service de Folter.

Victor Pauchet en 1929 opérait une femme d’un fibrome et d’une salpingite double ; elle était gly cosurique et acétonurique. Profitant de la laparotomie, le chirurgien badigeonna le pancréas avec la. solution d'isophénol. La malade, contre toute attente, — et sans insuline — supporta parfaitement l’intervention. Le soir même la glycosurie et l’acétonurie : disparurent., Six semaines après, le sucre n’était pas

encore réapparu. Ce résultat est intéressant ; malheureusement, nous ne savons ce que la malade est devenue depuis cette époque.

De Butler d'Ormond chez deux malades dont nou: publions plus loin les observations (XVI et XVII) et qui étaient atteints de pancréatite aiguë hémorragique eut l’idée de pratiquer, en plus de l’intervention habituelle, l’isophénolisation du pancréas : les malades n’en succombèrent pas moins rapidement.

Quels sont donc les résultats de l’isophéanolisation du pancréas ?

Hs sont nuls dans le cas de pancréatite hémorragique.

Chez lies malades atteints de pancréatite chronique, l’isophénolisation paraît ammener une amélioration, un relèvement de l’état général ; les résultats semblent intéressants, le nombre des cas traités ne permet cependant pas de conclure actuellement. Quant à l’action de l’isophénol sur le diabète, nous sommes personnellement assez peu enclin à y croire. Il existe cependant des faits troublants, comme ce cas de Victor Pauchet cité plus haut : l'avenir nous dira peut-être ce que vaut la méthode. Mais lorsque l’on songe à la rapidité avec laquelle l'insulinothérapie se répandit après la découverte de Banting, il paraît bien étrange que l’isophénolisation du pancréas ne se soit pas généralisé, si

vraiment cette méthode apparaissait efficace.

Conelusions.

LES L'isophénolisation (ou la phénolisation) est un procédé simple, d’ une pratique facile, ne donnant lieu à aucun ccilete la solution d'acide phénique

à 5% est facilement préparée.

IT. — Sur les artères des membres, elle produit une sympathectomie par action chimique réelle et efficace. Ses résultats sont tangibles, facilement controlables. D'une exécution plus simple que la sympathectomie chirurgicale elle donne des résultats aussi bons, peut-être plus intenses par Ja destruction plus complète, plus étendue des filets sympatiques péri-artériels. Cette méthode mérite de se généraliser.

IT. — L'isophénolisation des pédicules de l’estomac provoque l'énervation chimique de cet organe.

IV. — La sympathectomie chimique provoquée par la phénolisation du cordon et du testicule chez l’homme, des pédicules utérins, utéro-ovariens et de l’ovaire chez la femme, provoque des résultats qui se transmettent à tout l’organisme sous l'influence de deux facteurs :

Cet Na

L° Plus grande production d'hormones due à une suractivité circulaire ;

29 Abaissement général du tonus du sympathique, qui succède à la destruction des filets de ce nerf.

Cette opération se trouve donc indiquée dans tous les processus pathologiques dus à l’insuffisance des glandes sexuelles, à l’hypertonie du sympathique ou à l'association de ces deux facteurs.

Les résultats sont plus difficiles à apprécier que dans l’isophénolisation des membres. Cependant le retour d’une menstruation normale, la disparition des douleurs ou de limpuissance, l’amélioration de l’état général nous semblent militer en faveur de cette méthode simple, pratique, inoflensive qu'il serait souhaitable de voir expérimenter par de nom-

breux observateurs.

V. — Quant à Visophénolisation du pancréas, les résultats en cas de diabète nous paraissent des plus douteux; en cas de pancréatite chronique, ils semblent encourageants, mais actuellement il serait

prématuré de conclure.

G. Masson

Observations.

Dans la relation de nos observations nous n'avons pas suivi l'ordre chronologique, mais, ‘adoptant je même plan que précédemment, nous les avons classées suivant la nature de l'organe isophénolisé.

OgBservaTIoN I. — M. H. C..., 95 ans, entre à la maison de santé du Dr de Butler en septembre 1930 pour une gangrène par artérite.

Dans ses antécédents on ne relève aucune maladie.

Depuis 4 à 5 ans, il présente des troubles douloureux des membres inférieurs. 11 se plaint de sensation constante de froid et présente de la claudication intermittente. Il n’a jamais consulté pour ces troubles.

Depuis un mois les douleurs se sont particulièrement accrues et depuis 15 jours la gangrène est apparue. D'abord localisée aux orteils, elle s’est étendue ensuite à tout le pied et au tiers inférieur de la jambe gauche. La gangrène devenant humide, la température s’élevant à 3805, l'état général s’altérant, le malade est envoyé au chirurgien.

Il entre à la clinique le 26 septembre 1930, très affaibli, il a 39° de température, le facies est plombé. On constate une gangrène du pied et du 1/3 inférieur de la jambe gauche,

gangrène humide avec traînées de lymphangite dépassant

pe

la zone sphacélée. Le pouls et les oscillations sont abolis sur toute l'étendue de la jambe gauche. A droite, le pouls existe et l'on ne constate qu’un léger refroidissement. Les oscillations sont normales de ce côté. On ne trouve aucun trouble cardiaque. Les urines ne contiennent pas de sucre.

Quelques heures après l'entrée, le chirurgien intervient sous-anesthésie à l’éther.

Il pratique d'abord la découverte de l'artère fémorale gauche au triangle de Scarpa et la badigeonne avec la solution d’isophénol. L’artère blanchit et bat faiblement. Puis l’extension de cette gangrène humide et l’état précaire du malade ne permettant pas la temporisation il pratique une amputation de cuisse au-dessus du genou: la tranche saigne en nappe.

Après l'intervention les douleurs ont disparu ; l’état général s'améliore. La cicatrisation se fait en 12 jours. Le malade quitte la clinique le 14 octobre. La guérison persiste encore

à l'heure actuelle.

OBsERvATION IL. — M. L..., 71 ans, entre à la clinique le 2 décembre 1929 pour une gangrène par artérite de la jambe droite.

Dans ses antécédents on note une typhoïde dans la jeunesse et de nombreuses bronchites.

Depuis 4 à 5 ans, il se plaint de douleurs dans les deux jambes, de fourmillements, de crampes la nuit, crampes très douloureuses qui l’obligent à se lever. Il ne paraît pas présenter de claudication intermittente.

Depuis 15 jours est apparue une gangrène des orteils qui

a atteint tout le pied et qui s'accompagne de douleurs telles que son médecin est obligé de lui faire plusieurs injections de Pantopon.

L'examen à l’entrée montre une gangrène sèche de tout le pied droit; la jambe est froide, le pouls et les oscillations sont abolis. La jambe gauche est également refroidie, le pouls y est faible à la pédieuse, bon à la tibiale postérieure. Il n’y a pas de gangrène de ce côté. La tension est de 18-20 au Vaquez. On ne trouve pas de signes de spécificité, Il n'y a pas de sucre dans les urines.

Intervention le 3 décembre, sous-anesthésie à l’éther.

19 Incision au triangle de Scarpa à droite. Badigeonnage de la fémorale à l’isophénol. Amputation de la cuisse droite au-dessus du genou : l'artère athéromateuse se rompt sur la pince à forcipressure ;

2° Incision au triangle de Scarpa à gauche. Isophénolisation de la fémorale. -

Suites opératoires bonnes ; le malade quitte la clinique le 22 décembre. Nous l’avons revu: depuis un an, époque où il a été opéré, il n’a pas fait de récidive, les douleurs ont disparu complètement. Le pouls est normal à la pédieuse et à la tibiale postérieure gauches ainsi que l’oscillométrie. Le malade fait des cures de citrate de soude et d'iotare de

potassium,

OBSERVATION III, — M. V.., 58 ans, agent de police retraité, entre à la clinique le 29 avril 1929 pour un ulcère digestif. IL a un vieux passé gastrique. Il souffre depuis longtemps de douleurs 3 à 4 heures après les repas et surve-

nant par périodes ; les douleurs sont parfois calmées par un

vomissement. Les crises douloureuses sont parfois d’une intensité telle qu'elles nécessitent l'emploi de la morphine. On ne trouve aucun signe physique, mais la radiologie montre un estomac de type biloculaire.

L'intervention est pratiquée le 2 mai 1929 par le D: de Butler, sous-anesthésie au Schleich. È

Après laparotomie, l'estomac apparaît très distendu, mais il n'y a pas de sténose médiogastrique; pas d’ulcus sur l'estomac. On constate un vieil ulcère calleux du duodénum au niveau du bulbe, ulcère circulaire avec périviscérite et nombreuses adhérences. Avec une compresse imbibée d’isophénol on pratique lénervation gastrique au niveau de la coronaire stomachique, de la région pylorique et de la grande courbure. On pratique ensuite une gastro-entérostomie postérieure transmésocolique. Les suites opératoires sont bonnes et le malade quitte la clinique le 11 mai. Nous sommes allés le voir il y a un mois car il habite notre ville : depuis l'opération qui remonte à 2 ans 1/2 il se porte bien et

n'a plus aucune crise douloureuse.

OBsERvVATION IV.— M. F..,32 ans, cultivateur, entre à la clinique le 29 février 1928 pour un double varicocèle.

Aucun antécédent; il est célibataire. Depuis plusieurs années il se plaint de douleurs dans les bourses, sensations de pesanteur, de tiraillements, survenant surtout après la Marche et les travaux des champs. Les douleurs ne sont guère calmées par le port d’un suspensoir. De plus, il présente une impüissance génitale complète. A l'examen on est en présence d’un malade obèse, On trouve un varicocèle

double et douloureux surtout à gauche. Les testicules sont

nn /——

petits, légèrement douloureux à la pression. Il n’y a pas de hernie. La prostate et les vésicules séminales semblent normales.

Intervention le 3 mars sous rachi-anesthésie. Incision inguinale comme pour une cure de hernie de chaque côté.

A droite : petit varicocèle. Isolement du cordon des veines spermatiques. Résection partielle des plexus veineux. Badigeonnage du cordon à l’isophénol. Ouverture de la vaginale - qui renferme un péu de liquide : badigeonnage à l'isophénol et retournement. Badigeonnage de l’albuginée après fines scarifications au bistouri. Péritoine tombant, mais pas de sac net. Les feuillets sont coalescés. Ligature d’un sac que l’on forme soi-même.

A gauche : varicocèle plus marqué. Résection du plexus. Badigeonnage à l'isophénol du cordon et du testicule.

Suites opératoires normales ; le malade quitte la clinique le 31 mars.

Il a été revu un an plus tard à l’occasion d’un accident (fracture du radius). Il ne souffre plus ; l'impuissance est

disparue ; les testicules paraissent plus gros.

OBsErvATION V (Due à l’obligeance du D' Le Fur. — M. L..., 25 ans, vient consulter pour une impuissance génitale qui s'est beaucoup développée depuis quelques années et entraîne chez lui un certain degré de neurasthénie, Il y a un an environ, le malade a présenté une urétrite persistante qu'aucun traitement ne peut arriver à faire disparaître ; on n'a jamais trouvé de gonocoque dans les sécrétions urétrales, maïs seulement des microbes d'infection secondaire (entéro-

coques). Le malade se plaint surtout de pesanteurs et de

véritables crises douloureuses au niveau du cordon droit et même du cordon gauche. Il existe un certain degré de varicocèle des deux côtés. Atrophie testiculaire légère à droite, beaucoup plus marquée à gauche. Au palper, les cordons spermatiques, les testicules et les épididymes sont très douloureux. Le toucher rectal montre la prostate et les vésicules séminales congestionnées et très sensibles. Urines claires avec quelques filaments dans le premier verre. L'examen histobactériologique montre que ces filaments renferment du pus et des entérocoques.

Urètre libre, pas de rétrécissements. Mais l'exploration à la boule olivaire montre que l’urètre postérieur est très douloureux. L’urétroscopie révèle des lésions marquées de l'urètre prostatique et du veru montanum (congestion très prononcée, infiltration molle et plusieurs petits polypes au niveau du veru montanum et de la région rétro-montanale). Cautérisation des lésions aux courants de haute fréquence (étincelage au niveau de l'infiltration et électrocoagulation au niveau des polypes). Le D' Le Fur constate alors un certain degré de rétrécissement des orifices des canaux éjaculateurs pour lequel il pratique plusieurs séances de cathétérisme des canaux éjaculateurs, séances qui sont bien supportées. Tous ces traitements locaux amènent une amélioration des douleurs du cordon et de l’impuissance. Mais les troubles génilaux reprennent quelques mois après. Le Dr Le Fur se décide alors à proposer au malade la phénolisation du cordon, ce qui est accepté. Après une incision semblable à celle de la hernie inguinale, le chirurgien découvre et isole le cordon depuis l’orifice inguinal externe

jusqu’au testicule. Il constate à ce moment d’assez fortes

adhérences de la face extérne du cordon avée les tissus voisins et surtout de l’enveloppe fibreuse du cordon avec les veines du cordon. Après avoir détruit soigneusement toutes ces adhérencés, après avoir incisé la gaîne fibreuse, et isolé complètement le déférent du groupe antérieur ét du groupe postérieur des veines spermatiques, l'opérateur badigeonne à plusieurs reprises avec un tampon bien imbibé de la solution d’isophénol les deux groupes de veines spermatiques et du canal déférent, puis le tissu cellulaire extrafuniculaire vers la ligne médiane jusqu’à la racine de la verge ainsi que le recommande Doppler.

Il ouvre alors la vaginale qui renferme un peu de liquide, et après avoir scarifié la vaginale testiculaire il la badigeanne avec la même solution, ainsi que l’épididyme qui présente quelques irrégularités et trois petites hydatides au niveau de sa tête. Après asséchement soigneux de ces organes, l'opérateur pratique la suture partielle de la vaginale. Avant de refermer il fait une injection de lipiodol dans le canal déférent pour pouvoir pratiquer une radiographie de la vésicule séminale, dans un but à la fois d’exploration et aussi de désinfection de cette vésicule Suturé de la peau légèrement compressif. Suites opératoires parfaites : le malade quitte la maison de santé huit jours après complè-

tement cicatrisé.

La radio de la vésicule séminale a montré qu'elle était atteinte d’un certain degré de rétention et de distension par parésie de sa musculature {elle ne s’est évacuée complètement qu’au bout de dix jours).

M. le Fur revoit ce malade un mois après son opération :

les fonctions génitales sont maintenant tout à fait normäles,

il ne souffre plus ni de ses bourses, ni de ses cordons, ni de sa prostate. Il est heureux. Sept mois après, la guérison persiste. Des douleurs étant apparues sur l’autre cordon, M. Le Fur propose au malade la même intervention de

l’autre côté. Mais l’état étant redevenu normal, l'opération est différée.

OgservarTioN VI (Dr Le Fur), — M. T..., 21 ans, vient consulter pour troubles génitaux et impuissance génitale presque complète depuis près d’un an. Jamais de blennorragie. Pas de syphilis. Varicocèle assez prononcé (bourses flasques et tombantes mais non douloureuses. Hydrocèle à droite. Rien à la prostate ni aux vésicules séminales : celles-ci sont seulement un peu remplies et tendues. L’expression des vésicules séminales fait sortir une grande quantité de sperme qui paraît normal.

Opération. Cure radicale d’hydrocèle. Après double incision inguinale, isolement de chaque cordon et phénolisation des deux cordons, des deux vaginales et des deux testicules avec une solution d'acide phénique à 5 %. On termine par une résection de la peau des bourses.Guérison normale sans incidents.

A sa sortie, le malade se sent déjà beaucoup mieux au point de vue général. Gette amélioration va en augmentant au point qu'un mois après le malade se sent parfaitement bien. Il accuse à nouveau cette «joie de vivre » qu'il avait perdue depuis plus de deux ans. Le malade revu dix mois après a repris sa vie tout à fait normale, ainsi que son

activité sexuelle.

Page 1