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SYMPTOMES DE PARALYSIE PÉRIPHÉRIQUE

Nous n’avons pas besoin de faire observer que paralysie n’est pas immobilité , inertie , akinésie, <kxiv>j(n'cc. Les membres et le corps tout entier, sans être paralysés, peuvent cesser de se mouvoir, uniquement parce que l’impulsion fait défaut. C’est ce qui arrive, par exemple, dans la syncope, le coma, l’ivresse; une contraction permanente peut raidir un groupe de muscles; un membre isolé, une articulation, peuvent être immobilisés par une douleur ou une maladie locale : ankylosé, tumeur blanche, ostéite, arthrite, carie.

Paralysie , irapothuariç , vient de Trapahusïv , détacher , délier , décrocher, et implique l’idée d’une solution de continuité des liens organiques qui rattachent les organes périphériques du mouvement aux organes centraux du système nerveux. Aussi, communément, pour ce qui concerne les muscles volontaires, on les dit paralysés quand ils cessent d’obéir à la volonté (1).

Il peut arriver cependant que des muscles paralysés soient rappelés en activité par d’autres causes centrales : l’instinct, la passion, l’action réflexe ou l’action synergique. Il peut arriver aussi qu’un muscle qui ne répond plus ni à la volonté, ni aux passions ou aux sensations, c’est-à-dire à aucune influence centrale , continue néanmoins à se contracter sous l’influence d’un stimulus qui le touche directement. Enfin, on constate parfois que la cause de l’inertie réside dans le muscle même, tandis qu’aucun trouble ne dérange l’appareil nerveux.

Il y aurait là de quoi distinguer une série de symptômes nettement

(1) En principe, le mot paralysie s’applique aux nerfs sensibles aussi bien qu’aux nerfs moteurs ; l’usage seul l’a attribué plus particulièrement à ces derniers.

caractérisés au point de vue de la théorie. Mais, en médecine clinique, la plupart de ces distinctions seraient encore d une application trop difficile à l’heure qu’il est. Force nous sera donc de suivre les anciens errements. Les seules innovations que nous nous permettrons de tenter, consisteront à séparer de la paralysie proprement dite, l’inertie dont la cause siège dans la substance musculaire meme, et à consacrer un article spécial à la relaxation statique des muscles, à l’atonie.

ARTICLE PREMIER

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