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SYMPTOMES DE PARALYSIE CENTRALE

On ne pouvait éviter, dans le chapitre précédent, d’empiéter sur les paralysies centrales ; on sera obligé de même, dans le chapitre présent, de revenir souvent sur les paralysies périphériques. C’est que dans certaines lésions circonscrites et dans celles qui se développent lentement, la fonction n’est abolie d’abord que dans des fibres ou des faisceaux isolés, et la paralysie, quoique centrale, présente alors tous les caractères de la paralysie périphérique.

Malgré les embarras qui peuvent en résulter, il est néanmoins utile de considérer à part les troubles du mouvement dont la cause siège dans l’encéphale ou dans la moelle épinière. Cette marche donnera lieu à quelques doubles emplois, nous en convenons, mais en voulant les éviter absolument, nous rencontrerions des inconvénients plus grands au point de vue de la méthode et de l’application.

Nous aurions désiré d’aller encore plus loin. Parmi les fibres nerveuses qui sont contenues dans la moelle épinière et dans l’encéphale, il en est qui doivent être considérées comme la continuation directe et simple des fibres périphériques; aussi leur lésion produit-elle exactement les mêmes effets que celle de ces dernières. Mais il en est d’autres, situées plus haut ou plus profondément, qui, sans être directement motrices, appartiennent cependant à l’appareil moteur. Ce sont les fibres auxquelles Schiff a imposé le nom de fibres kinésodiques. Elles servent à transmettre d’un foyer central à un autre, d’une masse grise à une autre, l’impulsion motrice. En troisième lieu, il y a les fibres psychiques proprement dites, qui relient les foyers moteurs à la substance grise corticale, qui est considérée comme le siège de la volonté et des déterminations passionnelles.

Il y aurait donc à distinguer, en principe, trois sortes de paralysies centrales, à savoir : 1° les paralysies motrices proprement dites, dues à la lésion des fibres d’origine des nerfs moteurs ; 2° les paralysies kinêsodiques dépendant de la suppression des actes qui donnent l’impulsion aux foyers moteurs ; et 5° les paralysies psychiques, consistant dans l’abolition de la volonté ou du moins dans l’absence de transmission de ses ordres aux foyers intracérébraux, destinés à les convertir en ordres ou idées de mouvement.

Ces distinctions seront faites un jour; mais, dans l’état actuel de la science, elles ne sont possibles que pour quelques cas particuliers.

ARTICLE PREMIER

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