‹ Symptomatologie, ou, Traité des accidents morbidesChapitre 126 sur 149 · SYMPTOMES CONVULSIFS · texte numérisé non relu

SYMPTOMES CONVULSIFS

Ici nous éprouvons le besoin de rappeler expressément que le point de vue de la symptomatologie n’est pas celui de la pathologie, ni le point de vue de la thérapeutique.

Quand on étudie les maladies comme telles, les traits propres à leurs symptômes peuvent s’effacer, et l’on peut être porté à les confondre, d’autant plus qu’ils se substituent souvent les uns aux autres et semblent netre que des effets variables d’un même mécanisme. C’est ce qui arrive particulièrement à l’égard des troubles variés que la pathologie moderne comprend sous la dénomination générique d 'hypercinésies ou mouvements excessifs.

Les anciens avaient le mot convulsion dont ils avaient étendu peu à peu le sens jusqu’aux mouvements forcés, aux mouvements vertigineux, à la chorée et à la contracture, sans parler des mouvements coordonnés qui sont sous l’influence des aberrations cérébrales. Il en résultait de l’embarras pour désigner le trouble qui, primitivement, avait porté ce nom. C’est précisément pour sortir de cet embarras que le mot hypercinésie a été créé.

En symptomatologie il s’agit au contraire de faire ressortir les différences, de déünir nettement les formes, et de fixer les termes. C’est ici que s’applique le dicton : qui bene distinguil, bene docet.

Aussi, sans vouloir faire la guerre à ceux qui, soit au lit du malade, soit même en physiologie pathologique, emploient le mot convulsion dans un sens très-étendu, nous lui conserverons son sens primitif dans les pages qui suivent. Nous en disjoindrons même les troubles qui portent depuis longtemps le nom de convulsions toniques.

ARTICLE PREMIER

Page 1