‹ Symptomatologie, ou, Traité des accidents morbidesChapitre 128 sur 149 · SYMPTOMES TÉTANIQUES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES TÉTANIQUES

Les physiologistes nous ont habitués peu à peu à donner au mot tétanique un sens très-étendu. 11 n’y avait pourtant à cela aucune nécessité, puisque le mot tonique existait. On l’appliquait autrefois à toute contraction morbide plus ou moins permanente, depuis la simple raideur des muscles jusqu’au tétanos proprement dit; on opposait le spasme tonique au spasme clonique ou convulsif.

Est-ce l’hésitation que les écrits d’Edouard Weber ont fait naître à l’égard de la doctrine du tonus musculaire? Est-ce la base d’interprétation qu’on a prise dans les phénomènes électro-musculaires? — toujours est-il que l’expression spasme tonique a été, pour ainsi dire, mise hors d’usage pour faire place à celle de contraction tétanique.

En symptomatologie, nous n’avons pas besoin de nous engager fort avant dans les discussions physiologiques. Ce qui nous intéresse avant tout c’est le phénomène et sa valeur clinique. A ce point de vue nous ne voyons aucun inconvénient à dire tétanique au lieu de tonique. La seule permission que nous demandons c’est de comprendre parmi les phénomènes de contraction persistante, outre ceux qui sont universellement reconnus comme spasmodiques, la contraction dite idiomus culaire et celle qui est exclusivement due à l’élasticité et au tonus physiologique.

ARTICLE PREMIER

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