SYMPTOMES DE LA DÉFÉCATION
Après avoir franchi le pylore , le chyme s’avance peu à peu dans l’intestin, pour se mêler de plus en plus intimement avec les sucs digestifs et se prêter à l’absorption.
Les mouvements péristaltiques de l'intestin sont intermittents, provoqués et accélérés tant par l’excitation de la muqueuse que par l’influx nerveux venant du plexus solaire et des plexus mésentériques supérieur et inférieur, ils sont ralentis et même empêchés par l’excitation des nerfs splanchniques (1).
La copropoëse se fait dans le gros intestin, en même temps que le chyme y est épuisé de plus en plus complètement par l’absorption des matières assimilables. Chaque boursouflure de cet intestin marque une étape pour les matières fécales, et il ne sera pas sans utilité de rappeler au médecin qu’elles peuvent y séjourner pendant très-longtemps et se durcir, alors que les nouvelles matières passent devant elles en suivant l’axe de l’intestin. C’est ainsi qu’une accumulation de matières stercorales peut avoir lieu et produire de graves accidents sans qu’il y ait, à proprement parler, de l’obstruction du ventre.
C’est dans l’S romain et dans le rectum que les fèces attendent leur expulsion dont le besoin est éveillé tant par la distension des fibres musculaires, ou plus exactement par le sens musculaire, que par la propagation jusque dans ces points des mouvements péristaltiques ordinaires de l’intestin. En effet, chaque nouvelle digestion réveille le besoin d’aller à selle. Il y a des animaux qui fientent chaque fois qu’ils mangent. On résiste au besoin d’aller à la selle par les contractions du muscle sphinctère externe qui sont sous l’empire de la volonté.
(i) Voyez Pflucgcr, U cher dus Ileminungs-Nervensystem für die peristallischen Bcwegungcn dcr Gcdacrmc. Berlin, 18137.
Ainsi, la défécation est réglée :
1° Par la quantité d’eau contenue dans les fèces et dans l’intestin en général, c’est-à-dire quelle est favorisée par l’abondance des sécrétions intestinales et par la paresse de l’absorption ;
2° Par les mouvements péristaltiques de l’intestin; et
5° Par l’énergie des muscles sphinctères.
Renvoyant au chapitre suivant les symptômes qui se rapportent aux muscles sphinctères, nous n’aurons à considérer ici que les anomaliesde défécation qui dépendent soit des mouvements, soit des sécrétions.
À l’état de santé, l’homme va à la selle une ou deux fois dans les vingt-quatre heures; les matières qu’il évacue ainsi pèsent de 120 à 180 grammes. L’habitude exerce une grande influence sur le besoin de défécation; elle en règle le retour à des heures déterminées.
ARTICLE PREMIER