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Le retour des accès de coqueluche est déterminé par l'accumulation dans le larynx d’une nouvelle quantité de mucus ou de sérosité; ou il a lieu sans régularité par des causes diverses, telles qu'un effort, un exercice corporel, une émotion, un accès de colère, de rire, de pleurer. Les digestions et le séjour dans un air corrompu exercent également de l'influence, de même que l'imititalion là où plusieurs enfants sont réunis. Généralement les accès sont plus fréquents la nuit que le jour, parce que, selon la remarque de Beau, les liquides entrent plus aisément dans le larynx quand l’enfant est couché sur le dos.
Le nombre des accès peut s’élever à vingt et plus dans les vingtquatre heures. Toutefois, dans les cas légers, il n’y en a que deux ou trois pendant le même espace de temps.
A part la coqueluche, la toux peut prendre le caractère spasmodique dans d’autres affections catarrhales et pulmonaires; mais alors les accès sont moins bien dessinés et se terminent rarement par des vomissements. Nous citerons d’abord la bronchite ordinaire chez les personnes nerveuses et les emphysémateux; puis la trachéo-bronchite et la bronchite capillaire suffocative des petits enfants, suivant Billiet et Barthez ; en troisième lieu l’influenza ou grippe épidémique où elle est même fréquente dans la période du début, au point que dans les anciennes descriptions on avait confondu cette maladie avec la coqueluche.
La toux devient aussi spasmodique dans la période de retour de certaines pneumonies, quand les râles sont humides et abondants. Enfin, des corps étrangers de petit volume, tels que des insectes ou de petites plumes de l’oreiller qui auraient pénétré dans le larynx chez des personnes dormant la bouche ouverte, peuveut donner lieu à des accès ressemblant aux plus violentes attaques de coqueluche.