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DE LA LARYNGODYNIE ET DE LA BRONCHODYNIE

L’irritation de la muqueuse respiratoire donne généralement lieu à de l’hyperesthésie et à des troubles de sensibilité qui, cependant, n’offrent qu’exceptionnellement le caractère de douleurs franches. Le larynx et la trachée-artère sont d’ailleurs, à l’état pathologique comme à l’état de santé, beaucoup plus sensibles que les bronches.

Beaucoup de maladies subaiguës et chroniques du larynx parcourent leurs périodes sans douleur, ou avec une douleur dont l’intensité n’est nullement en rapport avec l’altération des tissus. Dans la laryn-

(1) Briquet, Traité de l'hystérie , p. 237.

gile catarrhale le malade ressent plutôt une sécheresse pénible qu'une véritable douleur, — une sécheresse ou un chatouillement, un picotement ou une sensation de brûlure, localisés dans l’organe meme, et provoqués particulièrement par la toux et l’excréation, par la déglutition ainsi que par l’action de parler.

La périchondrile , les ulcères de l’épiglotte et des replis ary-épiglottiques, entretiennent, outre le picotement, un sentiment de pression, de brûlure et de blessure.

Les maladies aiguës, surtout les maladies phlegmoneuses du larynx peuvent s’accompagner de douleurs vives. Néanmoins, ce genre de douleurs est plus souvent de nature névropalhique et passager, occasionné qu’il est par la compression à laquelle des filets du nerf laryngé supérieur sont exposés dans le cas de tumeurs externes ou péri laryngiennes et au moment du passage des aliments. Une vive douleur peut aussi être excitée dans un larynx hyperesthésié par le choc que la toux imprime à la colonne d’air, ainsi que par les actes de parler haut ou de chanter.

La névralgie du larynx est très-rare. Elle se présente cependant comme complication d’autres névroses, ou, chez les chanteurs, quand ils forcent la voix, surtout dans les notes supérieures.

Dans la trachéite la douleur se concentre vers le creux jugulaire et en arrière de la poignée du sternum. On peut la provoquer le long de la trachée même, en comprimant ce canal avec les doigts.

La douleur de la bronchite présente également la forme d’un picotement, d’un chatouillement, ou d’une brûlure. Elle se porte de préférence au point de bifurcation des bronches et le long du sternum. C’est en arrière du sternum que se produit aussi l’espèce de prurit qui précède les accès d’hémoptysie.

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