‹ Symptômes, Dépistage et Traitement de la Phtisie sénileChapitre 10 sur 24 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

Au mois de novembre 1933, il nous est donné d’examiner M. S. N. âgé de 56 ans. Désirant se remarier, ayant déjà de lourdes charges de famille, il tient à être assuré de. l’absence de toute lésion susceptible d’altérer une santé absolument parfaite ou de restreindre une activité demeurée très grande.

L'examen est complèté par une radiographie des poumons qui les montre absolument clairs, exempts même de ces images hilaires dont on discute si souvent l’origine vasculaire, bronchique ou lymphatique — et ceci nous conduit à pratiquer, par curiosité, une cuti-réaction et, celle-ci étant restée négative, une intra-dermo-réaction, qui est négative aussi.

Nous le revoyons en juillet 1934, très fatigué.

Assez brusquement, il a commencé d’être fatigué, de maigrir (six kilos en deux mois). Il a trente-huit chaque matin et trente-neuf le soir.

Une toux fréquente amène une expectoration bacillifère. L’intra-dermo-réaction est intense, phlycténulaire.

Il semble donc bien, d’après ces antécédents connus par hasard et cette allure évolutive, qu’il s'agisse d’une primoinfection.

Et la radiographie montre autour du hile droit, précédemment parfaitement clair, un aspect typique de primoinfection.

L'examen de sa jeune femme nous explique lori-

gine de lainfection. Traitée depuis longtemps pour

DE Fi

bronchite chronique, sans aucun contrôle radiologique ou bactériologique, elle avait une caverne du sommet gauche et une expectoration bacillifère. L’allure évolutive de cette tuberculose fut, dailleurs, jusqu’au bout celle d’une primoinfection grave. Malgré un pneumothorax gauche excellent, sans adhérences, efficace pendant six mois, le malade succomba en décembre 1934 à une pié-mérite bacillaire. On peut considérer cette observation comme un exemple, d’ailleurs très rare, de primoinfection sénile.

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