‹ Symptômes, Dépistage et Traitement de la Phtisie sénileChapitre 9 sur 24 · FH RES · texte numérisé non relu

FH RES

Vers 45 ans, elle fait deux fois plus de victimes chez l’homme, et à Paris presque:trois fois. (Statistiques du Comité de Défense contre la Tuberculose, et de BERTILLON pour la Ville de Paris.)

Comment s'expliquer cette fréquence élective de la tuberculose sénile chez l’homme ? LUMIÈRE attribue cet écart à l’alcoolisme. Le diabète, la syphilis, dont nous discuterons ailleurs le rôle, se rencontrent en effet à égalité dans les deux sexes. Peut-être cette inégalité s’explique-t-elle encore par un facteur social : les activités, les soucis, les inquiétudes de la cinquantaine sont beaucoup plus fréquents chez l’homme et — chez la femme — à ce moment, les fatigues des grossesses, des allaitements des enfants en bas âge se sont éloignées.

— Reste à soulever un dernière problème déjà évoqué plus haut : ie rôle des contagions d’origine externe.

Notons, d’abord, que si le chiffre des primoinfections, le pourcentage des cutiréactions négatives est beaucoup plus important chez l’adulte qu’on ne l’a d’abord cru, chez le vieillard il est vraiment exceptionnel que l’organisme soit indemne de toute lésion antérieure, même minime, cicatricielle et de l’ordre de celles qui méritent l’expression modeste de « chancre d’inoculation ».

LE-Coz, dans sa thèse, expose les résultats des intradermoréactions chez 1.162 vieillards. Il compte 78,5 % de résultats positifs. Si les recherches de cer-

tains auteurs aboutissent à une proportion moins

En DR:

forte, c’est sans doute parce que beaucoup ont préféré l’intra-dermo-réaction, dont on sait la moins grande sensibilité. Ainsi MAnToux, avec cette dernière technique, ne relève-t-il que 64 % de réactions positives. ETIENKE, par l’ophtalmo-réaction, arrive à une proportion de 72 %.

Rappelons d’ailleurs les particularités de lintradermo-réaction chez le vieillard, qui peuvent la faire

inexactement interpréter :

— Elle est souvent peu intense, réduite à une petite nodosité incolore, appréciable seulement au palper, au lieu de l’infiltration successivement rosée, violacée et brune, cornée d’une halo érythémateux, plus fréquente chez l’adulte.

— Elle est souvent retardée. Au lieu d’apparaître 24, 48 heures après l’injection, rarement plus tard, il faut souvent la chercher 5, 8, 10 jours après. Et même, dans certains cas, comme le signale LE-Coz, des vieillards, revus par hasard après un intervalle de deux mois, ne présentaient qu’à ce moment une infiltration appréciable.

— Elle se. développe lentement et régresse peu à peu : l’accusé de la réaction n’est guère atteint avant dix, quinze, vingt jours, et la disparition complète peut se faire attendre jusqu’à deux mois.

Les tuberculoses de primoinfection où une contamination massive joue souvent un rôle important seront donc rares après la cinquantaine.

En voici pourtant une observation très caractéris-

Bon ee

tique due au docteur BERXAL, chef de clinique à l’hô- . pital Lacnnec.

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