‹ Symptômes, Dépistage et Traitement de la Phtisie sénileChapitre 11 sur 24 · CES · texte numérisé non relu

CES

Ajoutons encore, à titre de curiosité, que certains auteurs ont attribué à la tuberculose sénile un bacille spécial.

« D’après ses analyses de statistique et de mortalité én Angleterre et au Pays de Galles, BROWNLEE conclut qu’il existe trois types de tuberculose pulmonaire. Le premier, qu'il appelle celui « des jeunes adultes », a une mortalité maxima entre 20 et 25 ans.

Le second, type de « l’âge mûr », est surtout fatal entre 45 ans et 55 ; le troisième type, celui des vieillards, produit un nombre maximum de décès entre 55 et 65 ans.

BROWNLEE conclut finalement que la tuberculose pulmonaire n’est pas une maladie unique, mais un groupe de maladies comme la typhoïde ou la dysen-

terie bacillaire. » (Lyle CUMMINS, in thèse de LABESSE.)

UT AEURN

En résumé, l’étiologie de la tuberculose sénile ne nous apporte que peu de notions particulières :

— faible importance des contaminations externes, l'observation que nous relatons étant de l’ordre des curiosités. Dans l’entourage des tuberculeux pulmonaires, les sujets âgés sont certainement les moins exposés au développement de lésions.

— rôle des facteurs anergisants, tels qu’émotions, soucis, fatigues, alimentation insuffisante, comme chez l’adulte.

— le seul point intéressant serait la notion de crise physiologique évoquée par SOYÉ, BURNAND, comparable à la puberté, à la grossesse. Il est difficile d’en évaluer l’importance.

— Le terrain sénile ne constitue donc pas un terrain spécial pour la tuberculose. Et ce qui particularise la phtisie des vieillards, presque jamais récente, presque toujours de date ancienne, c’est d’être, selon une expression imagée de LABESSE, qui mérite de devenir classique, celle des « survivants de la tubercu-

lose ».

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