DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE SÉNILE
Passant en revue les formes cliniques de la Tuberculose sénile, on ne peut manquer d’être frappé des difficultés éventuelles du diagnostic.
Très nombreux sont les cas confondus avec la bronchite chronique, l'insuffisance cardiaque, lemphysème.
L'examen clinique, montrant seulement des signes d’emphysème et de bronchite chronique, laisse place à beaucoup d’interprétations erronées.
La radiologie ne permet souvent pas d'affirmer plus qu'une sclérose pulmonaire.
L'examen bactériologique est au premier plan des épreuves affirmatives.
Tous les auteurs insistent sur la particulière difficulté de la mise en évidence du bacille chez le vieillard. Est-ce à dire qu’ils soient en moins grand nombre et ne se montrent qu’à « titre périodique V1? (Mongour in Labesse).
Non, mais le crachat proprement cavitaire est souvent dilué, noyé par un catarrhe sénile. I suffit donc
de faire l’examen sur les parcelles les plus épaisses, les plus opaques, pour le trouver souvent positif. D'autre part, selon LABESSE, il serait très fréquent que le vieillard avale ses crachats, surtout dans les formes cachectisantes.
En tous cas, l’examen : direct, l’enrichissement, l’'homogénéisation seront complètées avec avantage par la culture des crachats.
De beaucoup le pius sensible, ce dernier procédé sur milieu de Petragnani ou de Lœwenstein, permet fréquemment d'affirmer la nature tuhberculeuse d’une bronchite très banale,
À vräi dire certaines théories modernes sur les expectorations bacillifères laissercrnt place à la disçcussion de la nature tuberculeuse d’une pneumopathie, même après découverte de bacilles de Koch, qu'il ne faut évidemment pas confondre avec les autres bacilles acido et aicoolo résistants trouvés parfois, rarement d’ailleurs, dans les crachats.
Aussi bien dans un abcès ou un cancer du poumon, au cours d’une bronchite, peut-être certains bacilles de Koch ne sont-ils que des germes de sortie. Mais ce sont-là des éventualités tout à fait rares, trop exceptionnelles pour pescr beaucoup dans la discussion pratique d'un diagnostic.
Au besoin, on recourra à l'inoculation qui montrera par exempie l’origine d’une dissémination familiale en tuberculisant le cobaye avec l’expectoration d’un aïeul qui ne semblait pas bacillifère.
La cuti-réaction, l’intradermo-réaction, la séro-ag-
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glutination d’Arlong et Courmont, lPalbumino-réaction de Roger Levy-Valensi, la réaction de fixation pourront être pratiquées, mais leurs résultats ont plu-
tôt un intérêt de pronostic que de dépistage.