LAS
Le plus souvent, elle est l’aboutissant de vieilles lésions, ayant évolué lentement, insidieusement, ou bien s'étant réveillées après une période plus ou moins
longue de guérison apparente. Interrogés avec beau-
coup de soins, ces malades finissent toujours par dé-
crire un épisode révélateur de périodes d'activité lésionnelle souvent très ancien : une hémoptysie sans lendemain, une expectoration abondante d'hiver dont le rythme, la pauvreté en bacilles, la coïncidence d’un bon état général avaient fait rejeter le diagnostic de tuberculose pulmonaire.
Dans une statistique de W. JULLIEN et A. WIGNIOLLE portant sur 111 cas, dix-neuf fois seulement la première atteinte paraît remonter à une date récente, cinquante-trois fois elle est ancienne et trente-sept fois très ancienne. Et si on considère combien la mémoire des malades est le plus souvent imprécise, combien souvent, en présence d'épisodes thoraciques d’allure banale, les médecins n’ont pas envisagé le diagnostic de tuberculose ou se sont abstenus d’en prononcer le mot, on peut penser que la tuberculose sénile est presque toujours la suite d’une tuberculose de l'adulte.
Tantôt elle demeure torpide, non pas en raison de l’âge des malades, mais parce qu’elle l’a toujours été. LABESSE, dans sa thèse, a insisté sur ce point. « C’est précisément parce que ces sujets ont fait une forme de tuberculose torpide d'emblée qu’ils ont pu arriver à la sénilité. »
D’autres fois —- et très souvent — elle est d’évolu-