‹ Symptômes et traitement des maladies mentales à leur débutChapitre 4 sur 17 · IG · texte numérisé non relu

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avantages se réduisent à offrir aux aliénés un asile et un isolement moral. Il est évident que, dans ces circonstances, les cas de guérison réelle doivent être fort rares; la statistique le prouve, du reste: cependant, si un aliéné se rétablit par le fait seul de son éloignement de sa famille, son exemple attire beaucoup d’antres malades. Ces rétablissements apparents produisent plus d’effet sur le public que les guérisons nombreuses obtenues dans les maisons de santé, et ce fait démontre une fois de plus (ce que l’on peut constater tous les jours dans la pratique) qu’une guérison obtenue par une personne incompétente est beaucoup plus prônée que toutes les cures opérées par un médecin diplômé.

Si nous résumons ce que notre expérience nous enseigne par rapport au traitement hydrothérapique dans l’aliénation mentale, nous dirons : « Que ce traitement employé avec suite et sévérité, surtout sous forme de douches, etc,, est nuisible dans tous les cas et convertit pwmptement l’affection existante en démence incurable ; que le traitement mitigé, ou le simple séjour d’un malade dans un établissement hydrothérapique, est nuisible, en ce sens, qu’il fait perdre un temps précieux pour une médication rationnelle; et qu’il n’est utile qu’en quelques cas, par le fait qu’il soustrait le patient à l’influence fâcheuse de son entourage, et qu’on lui procure des distractions par les relations nouvelles qu’il se crée et par les prescriptions thérapeutiques auxquelles on le soumet. En général donc, le traitement à l’eau froide ne présente aucun avantage, et le temps le plus favorable pour attaquer les maladies mentales à leur début se passe dans l’inaction.

Convaincus de la vérité de ces considérations, beaucoup d’hydropathes intelligents ont pris la résolution d’exclure les aliénés de leurs établissements (1).

(I) Nous devons citer, h ce propos, les établissements hydrothérapiques des bords du Rhin , qui jouissent d’une réputation bien méritée, et à qui il faut rendre ’a justice de dire qu’ils n’admettent point d’aliénés.

Il existe une autre méthode de traitement qui ne jouit pas d’une moindre réputation que les précédentes et qu’on applique aussi sans discernement aux aliénés : c’est le traitement dit perturbateur.

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