EXAMEN DU SINUS SPHÉNOIDAL
L'examen du sinus sphénoïdal peut se faire par la rhinoscopie ou par la radiographie.
Rhinoscopie antérieure. — Le plus souvent l'inspection nasale permet de voir le pus concrété occupant la partie postéro-supérieure de la cavité nasale entre la cloison et la tête du cornet moyen qui est souvent hypertrophiée. Il n’est pas rare après l’avoir enlevé de irouver des polypes qui sont situés le plus souvent dans sa partie supérieure et sont en général peu abondants (Hajesk).
Rhinoscopie postérieure. — Montre unenappe de pus liquide et concrété, occupant la voûte pharyngienne, la partie supérieure de la choanne correspondante et la queue du cornet moyen; cette dernière localisation circonscrit le diagnostic entre la sinusite sphénoïdale et éthmoïdale.
La rhinoscopie postérieure résout quelquefois le diagnostic lorsqu'elle permet de voir le pus s’écouler par unorifice naturel, ce qui est facile dans la rhinite atrophique. |
Radiographie. — La radiographie nous apporte
aujourd’hui la confirmation de lempyème sphénoïdal dans la moitié des cas environ. L'épreuve faite de profil suffit le plus souvent car on est généralement obligé d’ouvrir les deux sinus qui sont rarement infectés séparément.
C’est surtout dans les vieilles infections ayant amené une profonde modification du squelette et de la muqueuse que la radiographie donne les meilleurs résultats.
Le procédé de Spies et Pfeiffer, qui consiste à placer la plaque sous le menton et l’ampoule sur le vertex permet, en diminuant l'épaisseur du massif osseux, d'obtenir des radiographies donnant,séparé- . ment l'image des deux sinus et d’apprécier comparativement les modifications du squelette et de la muqueuse avant et après l’opération.
Cathétérisme. — Nécessite le plus souvent la résection du cornet moyen; aussi est-il rarement employé.