CHAPITRE II
La Fédération des Verriers de France.
Il n'est pas inutile de mettre en regard de la fédération du livre, si admirablement organisée, un type de fédération de combat. Et nous ne pouvons trouver un meilleur type que la fédération des verriers, dont le siège est à Lyon. Par leur genre de travail et le lien qui unit près du même four les équipes disciplinées, dont le souffleur est le chef et dont le travail commun est fait à la tâche, il est évident que les verriers sont do merveilleux propagandistes de l'action syndicale. Presque tous sont syndiqués, là où existe un syndicat assez puissant pour faire rejeter de l'usine ceux qui ne veulent pas se syndiquer. Il est si facile aux autres de refuser de travailler avec ce t renégat », en contestant sa valeur d'ouvrier spécialisé ou en profitant du premier prétexte venu.
La fédération des verriers agit par des moyens violents : l'index et l'injure.
Il suffit de parcourir la collection de son journal : le Réveil des Verriers, pour s'en rendre compte :
La chambre syndicale, écrit un verrier de Carmaux^, nous a permis de nous unir dans une étroite solidarité; pas un