‹ Syndicats, ouvriers, fédérations, bourses du travailChapitre 6 sur 86 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

ment de travail, si simple cependant, si peu coûteux qu'il soit, échappe à l'ouvrier.

Les chefs d'ateliers ont entre eux plusieurs moyens de concurrence : la découverte d'un nouveau modèle qui plaira à la clientèle, la bonne fabrication des produits et le taux des salaires. Il importerait peu à un industriel de payer cher ses ouvriers, s'il était assuré que ses concurrents paieront cher les leurs. Et, bien au contraire, il serait désireux d'avoir une maind'œuvre sélectionnée par les hauts salaires, s'il ne craignait de voir ses concurrents lui faire concurrence avec une main-d'œuvre mal rétribuée. Le syndicat permet aux industriels d'éliminer ce moyen défectueux d'une concurrence qui doit rester loyale. Le syndicat et la fédération de syndicats doivent avoir pour but et ont, le plus souvent, pour effet, d'égaliser le taux des salaires. Et ce résultat est tout à l'avantage des industriels.

Comme le constatait M. de Chambrun, nous avons eu dans l'industrie la monarchie absolue, nous en sommes aujourd'hui au régime de la monarchie constitutionnelle. On rit aujourd'hui de ces enfants de seize ans qui recevaient en héritage le commandement d'un régiment. C'était l'ancien régime. Et ce droit absolu sur tout un régiment conféré à de tout jeunes

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