‹ Syndicats, ouvriers, fédérations, bourses du travailChapitre 78 sur 86 · III. — Le Label universalise · texte numérisé non relu

III. — Le Label universalise

< Nous voudrions, disait au congrès de Nice le secrétaire de la fédération des Bourses du travail, que toutes les organisations adhérentes à la Bourse du travail de la localité, puissent se reconnaître entre elles. Mais il se forme et il existe des syndicats ouvriers dont le but n'est pas de nous combattre, mais de nous trahir. Il paraît que leurs intérêts ne sont pas les nôtres, puisqu'ils font cause commune avec les patrons. Ce sont les syndicats jaunes. Pour se distinguer d'eux, tout syndicat qui veut < lutter contre l'exploiteur » devrait adopter un monogramme significatif, une sorte de signe de ralliement qui montrerait son adhésion complète à la grande organisation des travailleurs « qui veulent leur complet affranchissement ». Les Bourses du travail donneraient ce monogramme aux organisations qui se réclameraient du grand principe de la lutte de classes et empêcheraient les autres organisations ouvrières de l'accaparer.

Comment obtiendrait-on ce dernier résultat?

A côté de la fédération des Bourses, pourrait se créer une société coopérative de production ou une association ouvrière, qui se distinguerait de la fédération, mais resterait composée des mêmes éléments que la fédération et serait régie par un conseil d'administration nommé par elle. Et cette société déposerait le monogramme adopté et poursuivrait les syndicats

qui accapareraient ce monogramme, sans y être autorisés.

En achetant un objet, les ouvriers verraient si cet objet est revêtu du label et il leur serait facile de boycotter les objets qui n'en seraient pas revêtus.

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