‹ Syndrome cholécystique et syndrome appendiculaireChapitre 21 sur 33 · TRES · texte numérisé non relu

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syndrome choléhthiasique, comme dans l'observation X de la thèse de Froussard : « Parfois au cours de ces crises (d'entéralgie), il se produit un point douloureux au niveau de l'angle de l’omoplate droite, et ce point douloureux s'exagère à l’occasion de tous les mouvements d'ampliation du thorax, il disparaît avec la fin de la crise ». De même entre l'appendicite et la colite le diagnostic offre certaines difficultés, d'autant plus que l’appendicite procédant de la colite est une forme simple ou subaiguë ; cependant dans l’appendicite la douleur est plus nettement localisée au point de Mac Burney ; il y a de l’hyperesthésie cutanée, de la défense musculaire, de la sabmatité. Dans la colite le ventre est souple, flasque, et la douleur est plus diffuse.

La péritonite chronique peut être l'effet de l’entéro-cobte muco-membraneuse et donner lieu aussi à des symptômes d’appendicite (1).

Il résulte de tous ces faits que nous avons passés en revue qu'entre cholélithiase ou cholécystite et appendicite il y a place pour de sérieuses hésitations et pour des erreurs de diagnostic. Mais y a t-il toujours à proprement parler erreur de diagnostic? N'y a-t-il rien de réel sous le syndrome qui à l'examen semble correspondre à des lésions toutes différentes de celles dont il est habituellement la manifestation ? Il y a lieu de se le demander lorsque l’on considère ces cas dont nous allons parler el qui ont primordialement inspiré le sujet de ce travail, cas dans lesquels les deux syndromes appendiculaire et cholécystique sont associés, mais où l’un des deux syndromes est très

(à) BeuRNIER, Journal des Praticiens, 10 février 1900.

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passager, tandis que l’autre, le syndrome cholécystique ordinairement, reste prédominant.

Citons d’abord une observation où le diagnostic penchait plutôt vers la cholécystite.

OBSERVATION X W. KEEN. — Philadelphia med. Soc., 1891.

Diagnostic douteux : appendicite ou cholécystite. — Laparotomie. Recherche et examen de la vésicule qui est jugée saine. Recherche sans résultat de l’appendice. Mort. Autopsie. Appendice perforé.

Une jeune femme de 30 ans est prise brusquement d’une violente douleur au-dessous du rebord costal droit. Le lendemain ou le surlendemain, un de ses enfants la heurte accidentellement dans cette méme région, en produisant une vive souffrance. Cinq jours après, les douleurs deviennent extrêmement vives et la malade tombe dans un tel état de collapsus que son médecin crut qu’elle allait mourir.

Température : 36°. Une stimulation énergique la ranima, mais la douleur persista aussi intense. Une nouvelle crise de collapsus se produisit le huitième jour avec refroidissement des extrémités ; c'est alors que le D' Keen fut appelé en consultation.

La cuisse était fléchie, le côté droit de l'abdomen extrêmement sensible, avec tension extrème des muscles : le plus léger attouchement produisait une vive douleur. Du côté gauche, une pression modérée était bien supportée, La douleur siégeait exactement audessous du bord inférieur du foie, diminuant progressivement vers la fosse iliaque. Rien du côté de l'utérus et des annexes. On décida une laparotomie exploratrice pour le lendemain, le diagnostic hésitant entre une appendicite et une affection indéterminée du foie ou de Ja vésicule biliaire.

A l'ouverture de l’abdomen, on vit le bord gauche du foie adhérent au côlon par des adhérences récentes, et le péritoine pariétal fortement injecté à ce niveau.

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