GRAS
tèrent la présence dans la vésicule de deux concrétions qu'ils considèrent comme la première phase du développement des cholélithes, La bile et le centre de l’une de ces concrétions contenaient à l’état pur le bacille typhique (1).
M. F. Bezançon relate une observation de cholécystite éberthienne sans symptômes caractéristiques de dothiénentérie autres que la diazo-réaction d'Ehrlich et le sérodiagnostic de Widal (2), et M. Legendre rapporte une observation analogue (3). Ces observations ont la même signification et la même valeur que les expériences de M. Gilbert ; elles prouvent que la cholécystite et la cholélithiase peuvent avoir pour cause l'infection de la vésicule par le bacille d'Eberth. Mais ni les unes n1 les autres ne prouvent que cliniquement cette infection des voies biliaires soit ascendante, c'est-à-dire qu'elle puisse avoir pour point de départ l'infection intestinale. Cependant d'autres observations nombreuses viennent confirmer cette pathogénie.
D'abord il y a des cas où la vésicule déjà lésée antérieurement est particulièrement exposée aux infections. M. Lejars rapporte un cas de cholécystite calculeuse ancienne latente, infectée et Suppurée au cours de la fièvre typhoïde (4), cette cholécyslite s'étant accusée brusquement pendant la convalescence par des réactions septiques suraiguës. M. Lejars fait remarquer à ce sujet que l’infec- {ion vésiculaire par le bacille d'Eberth est loin d'être rare,
1) Société de biologie, 30 octobre 1897,
(2) Société médicale des hôpitaux, 29 novembre 1904 - (3) Société médicale des hôpitaux, 9 décembre 1901. (4) Semaine médicale, 1906, p. 301.