DIAGNOSTIC DES FORMES INCOMPLÈTES
Les caractères principaux du syndrôme de Mikuliez nous font éliminer immédiatement toutes les parotidites el dacryoadénites suppurées, les parotidites et les dacryoadénites de la jièvre ourlienne, de l'infection gonococcique (Rouques), toutes les parotidites que l’on voit au début ou au cours d'infections dont la cause est nette fièvre typhoïide (Andral, Paget), paludisme dans les formes pernicieuses (Maillot), érysipèle (Le Dentu), rhumatisme (Courtois-Suffit), ete.
Elles sont généralement unilatérales et de diagnostic facile.
On voit quelle est la fréquence du rôle de l'infection dans les réactions de ces glandes et combien les agents microbiens les plus variés peuvent les atteindre. On sait aussi combien la fièvre ourlienne à une affinité particulière pour les parolides. Il n’y aura done pas lieu de s'étonner qu'une infection chronique comme la syphilis puisse les atteindre.
Un diagnostic plus difficile est à faire avec certaines hypertrophies parotidiennes chroniques.
On en à signalé en rapport avec l’intoxication saturnine (Comby, Parisot, Valence, etc), mercurielle (Chauffard).
L'existence de gingivite, de stomalite, la profession de l'intéressé ou le traitement qu'il a pu suivre seront de précieuses indications nosologiques.
D'autres parotidites ont élé rapportées au cours de maladies de la nutrition (obésité : Sprinzels), d'insuffisances glandulaires : thyroïdienne, ovarienne (Dalché et Berthon), à la suite d'opérattions ayant porté sur les organes génitaux de la femme, après des ovariotomies, par exemple (Morel), pendant la cure de repos de l’ulcère simple de l'estomac (Reichmann, Le Noir et Gardin).
Tous ces cas mériteraient d’être examinés de très près. Il est possible que les parotidites observées à la suite d'insuffisance glandulaire ne soient pas uniquement dues aux troubles endocriniens seuls, peut-être, et c’est là une hypothèse que nous soulevons, le trouble endocrinien et l’altération glandulaire dépendent-elles d’une cause plus élevée, nous faisons allusion aux nombreux travaux qui, depuis quelque temps, ont décrit ces troubles glandulaires comme dépendant de la syphilis.
Avant d'attribuer à l'insuffisance glandulaire pure certaines hyperparotidies, il y aurait peut-être lieu de rechercher attentivement la possibilité d'un facteur syphilitique dont nous signalons l'importance.
Des tuméfactions indolentes, survenues sans cause connue et présentant de nombreux caractères des glandes atteintes de syndrôme de Mikuliez pourront quelquefois prêter à confusion.
On fera le diagnostic avec les kystes salivaires et les tumeurs diverses des glandes lacrymales et salivaires.
C’est ainsi que l’unilatéralité habituelle, infiltration, la paralysie faciale précoce distingueront la tumeur