OBSERVATION IX
Séjournet (résumée) (Revue de Chirurgie, Paris, CIXXX, DU85-101).
Sur l’hypertrophie chronique et simultanée des glandes lacrymales el salivaires (maladie de Mikulicz).
En juin 1909, entre à l’Hôtel-Dieu, dans le service du Professeur Reclus, un malade âgé de quarante-quatre ans, atteint de maladie de Mikulicz et, en outre, de lésions linguales d'aspect et d’'allures spéciales. On remarque l’existence d’une crevasse longue de 2 centimètres, large de 2 à 3 millimètres sur le bord gauche de la langue, à 3 centimètres de la pointe, et recouverte d’un enduit blanchâtre avec quelques petits grains jaunâtres. Dans le tiers postérieur, tumeur du volume d’une noisette, indolore. D’autres tumeurs plus petites dans la partie gauche de la langue.
Cliniquement les lésions semblent mixtes : tuberculeuses pour les lésions ulcérées, syphilitiques pour les gommes.
L'existence d’une mycose est à rejeter après l'examen du pus et des cultures.
L'examen histologique d’une nodosité montre une infiltration lymphatique intense, cellules épithélioïdes et cellules géantes à contours festonnés.
Pas de traces de lésions périartérielles.
En somme, les lésions histologiques se rapprochaïent de la tuberculose et s'écartaient de la syphilis.
L'application locale d'acide lactique n'ayant été suivie
d'aucune amélioration, le malade fut soumis au traitement mercuriel. Après une série de dix injections de 1 centigramme de benzoate de mercure, ulcérations et tumeurs rétrocédèrent complètement.
A noter que le malade présentait de l'inégalité pupillaire.
Très intéressante observation d’un malade atteint d’un syndrôme de Mikulicz, d'une gomme de la langue, de lésions ülcéreuses linguales, considérées comme tuberculeuses de par l’histologie, d'inégalité pupillaire. Echec du traitement local. Guérison complète et rapide par le traitement mercuriel.
OBSERVATION X M. Théodoresco (résumée).
(Annales des Maladies vénériennes, Paris, 1914, &. IX et X,
La malade A. S.., cinquante-trois ans, ménagère, mariée, entre dans le service de la clinique de dermatologie du Professeur Petrini de Galatz, de Bucarest, le 17 juillet 1913, et en sort sur sa demande le 10 août 1913, très améliorée, continuant à venir suivre le traitement.
Antécédents héréditaires et colatéraux. — Père mort de cause inconnue, mère morte d’une maladie de cœur. Quinze enfants, cinq encore vivants, dont notre malade.
Antécédents personnels. — Rougeole dans l'enfance. Agée de six ans, tombant d’une échelle, elle à eu une petite plaie contuse superficielle à la partie antérieure de la jambe droite; cette lésion s’est agrandie progressivement. En même temps, elle a observé une légère tuméfaction de la jambe. La plaie continue à se tenir ouverte, avec de petites intermittences d'amélioration jusqu'à douze ans. Elimination de petites esquilles osseuses. Traitement avec différents pansements. À douze ans, la plaie s'étend, douleurs locales intenses; la malade entre à l'hôpital; après