EN ONE
huit mois de séjour, à la suite de pansements et d’un (raitement sur lequel elle ne peut donner aucun détail, elle en sort guérie.
Deux pneumonies : une à dix-huit ans, l’autre à quarante-deux ans.
À quarante-quatre ans, elle s’écorche au niveau de la cicatrice de la jambe droite. Cicatrisation au bout de huit ans seulement. Puis, sans cause appréciable, à cinquantedeux ans, au même-niveau, apparut une petite plaie érosive avec du pus. Elle s'agrandit et la malade entre à nouveau à l'hôpital. |
Il y à deux ans, elle à eu une éruption vésico-bulleuse sur les mains et les pieds, avec démangeaisons, qui guérit en trois où quatre semaines avec une pommade.
Pas de maladie vénérienne.
Sept accouchements normaux à terme, un gémellaire à sept mois; six enfants vivent, les autres morts adolescents. Une de ses filles est une spécifique certaine, traitée dans le service de M. le Professeur Petrini de Galatz.
Histoire de la maladie actuelle. — TI y à trois ans, tuméfaction de la région parotidienne gauche, légèrement mobile, apparue sans douleur ni fièvre. Quatre mois après, même tuméfaction de la parotide droite. Ces deux tuméfactions augmentent lentement pour présenter au bout d'un an leur état actuel. Pas de troubles de la sécrétion. xêne locale légère.
Elle vint par hasard au service dermato-syphilitique de l'hôpital Coltzea, où on l'interna.
Examen. — Constitution faible. Système osseux normal, sauf tibia droit qui est un peu grossi au tiers moyen ef dont la crète est effacée.
Sur les téguments, quelques petites cicatrices d’un blanc nacré superficielles : deux au niveau de la jambe gauche, une sur là hanche gauche, trois sur la face postérieure de la hanche droite. Sur la face antérieure de la jambe droite, au tiers moyen, perte de substance superficielle à contour irrégulier, sur une surface dé 7 centimètres sur 6 centimètres environ, bords adhérents et proéminents, fond rouge avec irrégularités, humide, sécrétant, sans suppura-
an (OS en
lion. Tout autour, cicatrice rose violacée recouvrant à peu près toute la surface de la jambe. Dans toute cette région, la cicatrice est adhérente.
Pas de varices.
L'aspect en poire de la figure est caractéristique. Il est dû à la tuméfaction des deux parotides, la droite descendant plus bas que la gauche. Peau colorée normalement, sans adhérences.
Les tumeurs sont de consistance dure, non douloureuses, légèrement mobiles et inadhérentes aux os.
Du côté des yeux : pupilles égales, réagissant à la lumière et à la distance.
Bouche : pas de cicatrices; aucune dent au maxillaire inférieur, une au maxillaire supérieur. Vers quarante ans, ses dents ont commencé à se carier et progressivement sont arrivées à l’état actuel.
Pas de tuméfaction ganglionnaire.
Poumons, cœur, rate, foie, reins normaux.
Ni sucre ni albumine.
Rien du côté des organes génitaux.
Réflexes tendineux conservés.
Wassermann négatif.
Examen du sang.
CDS Mr ees Me Enr Me. Tea 4.600.000 CHOPULESMD LAN ES CEE EEE ee 7.200 FOTO AO AA Te en era n ne L 75 %
Formule leucocytaire
Polynucléaires (neutrophiles) ....:........ 7009 Mononucléaires "27h08. 7... 7... 2 % Mononucléaires moyens ........:.....4.% #4 % Pormesede TanCIHOME EM EL TE Ce DE Mononucléaires petits (Ilvmphocytles) ...... 19 % HeSROopO Ie CEE ee ere 3 %
(Docteur Saraleanu.)
Malgré l'examen des antécédents héréditaires, collaté-
raux el personnels, il n’en résulle rien, que la malade ne présente aucun signe douteux de la syphilis, à part les quelques cicatrices décrites sur les membres inférieurs et les cicatrices autour des lésions de la jambe. Cependant, toutes ces considérations, ainsi que la négativité de la réaction de Wassermann, ne pouvant écarter d’une façon absolue l'existence de l'infection syphilitique, on a prescrit à la malade des injections de calomel de 10 centigrammes, une par semaine. Le résultat fut que la malade a réactionné vers la guérison.
Dès la deuxième injection de calomel, on a pu constater la réduction des tuméfactions, qui s’est continuée jusqu’à la disparition complète après huit injections de calomel.
Si, dans les régions parotidiennes, on voit encore une légère proéminence, elle est due à la pea qui, après la résolution des tumeurs, devenant trop grande pour la surface qu’elle couvre, se plisse à ce niveau.
On conseilla à la malade de revenir suivre sa cure mercurielle aux intervalles habituels. Mais, se sentant bien, elle n’en fit rien. Au bout de quatre mois, légère récidive, améliorée par quatre injections de galyl et trois injections de calomel.
La malade quitte alors le service et on ne peut suivre la marche de la maladie.
Donc, malade atteinte de syndrôme de Mikulicz fruste, guérie par le traitement au calomel. Dans la suite, récidive améliorée par le galyl et Le calomel.
OBSERVATION XI Docteur Pierre Blanc (inédite).
Syndrôme de Mikulicz à début rapide.
Wham.…, lirailleur canaque du 1°” bataillon mixte du Pacifique, entre à l’Infirmerie de l’Oratoire, du camp de
Boulouris, Saint-Raphael, avec le diagnostic de bronchite el oreillons, le 45 décembre 1919.
Le malade se plaint de courbature générale et de céphalalgie. La température est de 38 degrés.
A l’examen, on constate des symptômes de bronchite généralisée des deux côtés et une tuméfaction des parotides. Cette tuméfaction parotidienne, durant les premiers jours, s'accompagne d'une certaine douleur qui s’atténue peu à peu. Mais on constate que le gonflement des parotides est nettement plus ferme que celui des parotidites ourliennes ordinaires. On ne constate rien d’anormal du côté des testicules.
Les glandes sous-maxillaires sont facilement perçues à la palpation et atteignent le volume d’une grosse amande.
Depuis vingt jours que le malade est en traitement, les signes de bronchite ont disparu, mais les tuméfactions parotidienne et sous-maxillaire persistent.
Vers le 5 janvier 1920, on voit apparaître un œdème des paupières. On fait l'analyse des urines, elles ne contiennent pas d’albumine. L’œdème reste localisé aux paupières. Quelques jours après, cet œdème semble avoir changé d'aspect, et on constate plutôt une tuméfaction dure, symétrique des glandes lacrymales; ces tumeurs sont mobiles. On ne sent pas de fluctuation, leur palpation n’est pas douloureuse.
L'état général du malade s'est amélioré, on ne constale pas de ganglions.
Etant donné l’origine du malade, il est difficile d'obtenir des renseignements précis sur ses antécédents.
Avant eu, quelques jours auparavant, l'attention attirée par la lecture d'un article relatant la présentation d’un syndrôme de Mikulicz chez un syphilitique, faite à la Société Médicale des Hôpitaux par MM. Tockmann et de Massary, nous pensons que nous sommes en face d'un cas semblable.
Un certain nombre de soldats du bataillon étant svphilitiques, nous pensons que notre malade est un spécifique et nous instituons le traitement ioduré à raison de 4 grammes par Jour.
Au bout de quinze jours, la tuméfaction des glandes lacrymales et des parotides commence à régresser d'une
façon nette. Au bout de deux mois, elle à considérablement diminué et presque entièrement disparu.
Le malade à été perdu de vue à ce moment par suite de son départ en Océanie.
En résumé, syndrôme de Mikulicz à début rapide guéri par le traitement ioduré.