DISCUSSION DES OBSERVATIONS
CONSIDÉRATIONS SUR LES RAPPORTS DE LA SYPHILIS ET DU SYNDROME DE MIKULICZ
Les observations qui se sont accumulées depuis quelques années rendent notre tâche très aisée. Elles imposent la conviction et ne laissent plus de place au doute.
La syphilis est bien certainement, désormais, une des causes auxquelles il faudra toujours penser en présence d’un syndrôme de Mikuliez.
Dans le groupe des observations que nous avons signalées, nous l’avons déjà dit, il en est qui réunissent tout l’ensemble des preuves de divers ordres que l’on peut désirer.
C'est le cas des observations [, IL, III, IV, V.
Les autres sont moins complètes. Nous ferons d’ailleurs remarquer, à propos du test thérapeutique, qu'avant
même que la notion des relations possibles entre Le syn-
drôme de Mikuliez et la syphilis aient été établies, on avait empiriquement guéri certains malades par l'iodure de potassium, le mercure associé à l’arsenic, sans que les résultats de ces critériums thérapeutiques aient suffisamment frappé les auteurs à ce moment. Nous les relaions aujourd’hui en leur donnant leur véritable signification.
Tels sont les cas de Fuchs, Cuttler, Haltenhoff, Kümmel, Sicard et Leblanc, etc...
On voit aussi, d'après les observations : que le syndrôme peut se développer très tôt après le début de l’infection, qu'en revanche il peut être tardif et que l’atteinte glandulaire se voit non seulement dans la syphilis acquise, mais aussi dans des cas qui doivent être rapportés à la syphilis héréditaire (observations I, IX, XI, XIF, XIII).