PSP MESSE
Cytologie : 26 éléments par mm3, formule presque uniquement lymphocytaire.
Sucre : 0 gr. 61 par litre.
Pas de bacilles de Koch à l'examen direct après centrifugation. Réaction de Wassermann négative.
Le 2S mars. Dans la journée du 27 et la nuit suivante, on constate du côté hémiplégié l'apparition de contractions douloureuses au niveau de certains groupes musculaires survenant par crises d'une durée de dix à quinze ininutes se renouvelant trois fois dans le nyctémère,
Elles se caractérisent.
1°) Par leur siège, Au membre supérieur, elles intéressent au niveau de la racine du membre, les muscles pectoraux, deltoïde et biceps. Au membre inférieur le triceps sural.
2° Par leurs caractères objectifs. Il s'agit d'une contraction rapide, en masse, des groupes muculaires cités déterminant un soulèvement du moignon de l'épaule avee adduction et flexion légère de l’avant-bras sur le bras. Au membre inférieur, la contraction du triceps sural provoque un mouvement de pédale du pied très analogue à la trépidation épileptoïde persistante obtenue par la recherche du reflex achilléen.
3°) Leur rythme, Chaque crise de contraction musculaire frappant globalement l'ensemble des muscles atteints, se répète à un rythme régulier de 60 par minute
environ.
0 à + Éneroio : nn ant: . : c 4° Leur énergie, Ces contractions musculaires sont énergiques, faisant trembler le lit de la malade.
Ces
Au cours de l’une de ces crises, il existait du hoquet.
Du 28 au 30 mars. L'état reste grave; les crises de contractions musculaires à type myoclonique se sont répétées plusieurs fois par vingt-quatre heures. Elles paraissent moins douloureuses, mais la malade est somnolente, restant les veux mi-clos, léger ptosis bilatéral; elle répond difficilement et lentement aux questions. Incontinence d'urine. |
Le 1* avril. La somnolence s'accuse, tandis que les crises de contraction musculaire ont disparu définitivement.
Raideur de la nuque. Kernig léger. 3 ce. de liquide céphalo-rachidien sont inoculés dans le péritoine d’un cobaye. Réaction cytologique : 20 Ivmphocytes par mms.
Le 3 avril. Du côté hémiplégié, on constate des modifications de la réflectivité. Les reflexes tendineux sont moins vifs que lors des examens précédents, Le clonus n’est plus provoqué. La flacidité est toujours accentuée.
Le 5 avril. L'état s’est aggravé. Amaigrissement considérable. Polvpnée intense (40 respirations), Pas de modifications du côté hémiplégié. Mais du côté gauche, les réflexes tendineux sont beaucoup plus vifs que du côté hémiplégié. Tendance à la conservation des attitudes au niveau du bras et de la jambe gauches.
Le $S avril. À la somnolence fait place le coma. Polvpnée intense, sueurs, cyanose, La malade succombe dans
l’hyperthermie.
PRE [re
Le cobaye inoculé le 1* avril est mort spontanément le 19 juin, 5$° jour de l'inoculation. Nombreux tubercules dans le foie, la rate, et les poumons. Ganglions péritonéaux caséeux, Nombreux bacilles de Koch dans les
frottis.
Autopsie Poumons farcis de tubercules miliaires volumineux confluents:; lésions de congestion. Foie graisseux volumineux, Pas de tubercules spléniques ; rate un peu augmentée de volume. | Péritoine, reins et appareil génital sains. Rien au cœur.
Pas d’endocardite.
Aspect du cerveau : LS
On note : aspect dépoli des méninges molles, Œdème au niveau des deux lobes frontaux. Les circonvolutions paraissent gonflées, Les sillons ont perdu leur netteté. La substance cérébrale à un aspect en pâte de guimaurve.
Du eôté gauche. 1° Un large placard avec exsudat de teinte jaunâtre occupant le sommet de la frontale ascendante et descendant sur la face interne de l'hémisphère sur une hauteur de un centimètre environ. A la face externe, le placard descend sur la corticalité de la frontale ascendante sur une hauteur de 3 à 5 centimètres.
2° Un placard localisé de la dimension d’une pièce de un franc à cheval sur le sillon séparant F2 de FA.
3° Un placard de la dimension d'une pièce de 50 centi-
mes sur l’opercule.
LS qe
nés dans les zônes précédentes et partiellement masqués
par l’œdème méningé.
A la coupe «
Sur une coupe de la subtance cérébrale, les vaisseaux de la substance blanche sont tout à fait injectés. Les méninges sont épaissies au niveau des zones motrices de l'hémisphère gauche indiquées plus haut. Au niveau de l'extrémité supérieure du sillon de Rolando pie-mère et cortex présentent une véritable symphyse par fusion d’apparence nécrotique de la méninge à la substance grise.
Au niveau du tiers supérieur du sillon de Rolando et de la zone du lobule paracentral une coupe montre un foyer d’encéphalite du volume d’une petite mandarine. Dans cette zone qui simule un foyer de ramollissement cérébral, on est frappé par la disparition des limites nettes entre la substance blanche et la subtance grise, Ce foyer est constitué par une zone de coloration rougeâtre, véritable ramollissement rouge limité à la périphérie du côté des méninges par la zone jaunâtre d’épaississement méningé.
Examen histologique
Trois zones sont étudiées : | A. Une zone de méningite en plaque.
B. Une zone à la périphérie du ramollissement.
©, Une zone de plein ramollissement,
A. Dans la zone de méningite (peu atteinte), les méninges molles sont le siège d’une réaction inflammatoire
constituée par :
1° Une infiltration diffuse de la pie-mère par des éléments figurés (lymphocytes, polynucléaires).
2° Par des nodules inflammatoires à topographie nettement paravasculaire. Ces nodules sont constitués par des formations lymphoïdes à contours arrondis; il n'existe nulle part de nécrose à la partie centrale ni de formation giganto-cellulaire à la périphérie.
3° Des lésions vasculaires. Elles sont déjà considérables dans cette zone Sur toutes les artères on note une prolifération endothéliale discrète, Les tuniques moyennes sont le siège de lésions considérables. Elles ont subi une dégénérescence hyaline qui se traduit par une coloration particulière. Dans certains vaisseaux, début d'un processus d’artérite oblitérante.
Le cerveau présente au contact des méninges une zone d'infiltration àÀ prédominance nodulaire. Ce sont des foyers d’encéphalite aiguë d’ailleurs discrets et peu volumineux, de forme triangulaire, à sommet dirigé vers la profondeur et constitués par des éléments inflammatoires non spécifiques.
Plus profondément on constate des lésions diserètes des artères et surtout une infiltration Iymphocytaire des gaines periartérielles. Hémorragies discrètes interstitielles au contact des vaisseaux. Présence d'éléments inflammatoires dans la couche corticale, mais les cellules sont reconnaissables.