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Parmi les causes des altérations artérielles en général il faut d’abord citer Päge : c’est entre quarante et cinquante ans que se créent surtout les lésions artério-scléreuses. Elles semblent plus fréquentes chez l’homme que chez la femme.
On a meriminé un grand nombre d'infections générales : la scarlatine a été considérée par Potain comme une des maladies provoquant le plus facilement la sclérose artérielle : Guéneau de Mussy attribue une influence prépondérante au rhumatisme articulaire aigu, Huchard à la variole. La grippe, l’érysipèle ont parfois une action sclérogène. Pour la syphilis et la tuberculose il y a plutôt une action locale que nous étudierons plus loin.
De toutes les #r{oxications celle qui attaque le plus le système artériel semble être le saturnisme, dont l'action est admise par tous les auteurs; puis vient l’hydrargirisme (J. Teissier). Le rôle de l’alcool a été très discuté; Edgren a soutenu sa grande influence nocive qui est rejetée par Lancereaux, par Brault et par J. Teissier ; Lagane place « en première ligne, l’intoxication éthylique ». Il nous semble qu’on a exagéré le rôle de l'alcool : souvent à l’autopsie d’éthyliques avérés anciens, on trouve des artères remarquablement saines. La même remarque s'applique au tabac dont on a sûrement outré la nocivité (J. Tessier).
A côté de ces intoxications exogènes nous placerons les aulo-intoxications, les diathèses : les goutteux, les uricémiques et leurs descendants présentent de véritables tares artérielles qui sont à la base des manifestations de l’arthritisme,
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L'importance des facteurs de localisation intestinale des processus artériels apparait lorsqu'on envisage les cas où ce département vasculaire est mtéressé soit isolément, soit avec une prédominance très marquée. L'histoire des artério-scléroses localisées à d’autres territoires (cardiaque, rénal, céphalique, médullaire, etc.) est étayée sur de nombreuses constatations cliniques : pour lartériosclérose intestinale les faits sont moins nombreux et de connaissance plus récente (Mouisset, Schnitzler, Ortner, Jaquet, J. Teissier, Frugoni, Lagane).
Tout d’abord, il faut tenir compte de /4 prédisposition locale héréditaire ; 1 n’est pas douteux qu’un certain nombre de sujets ont une véritable tare mtestinale congénitale : ils ont le plus souvent, dans leurs ascendants, des entéritiques, en particulier des entéritiques goutteux.
Nous n’étudierons pas, dans notre travail, /es arterites aiquès de l'intestin : ces lésions, en effet, ne sont qu'une manifestation d’une maladie générale, d’où on ne pourrait les isoler que très artificiellement. Mais nous devons retenir 161 ces poussées aiguës parce que, très souvent, elles laissent des séquelles, témoins, parfois longtemps muets, de l'infection ancienne. mais dont l’importance peut se manifester lors d’atteintes ultérieures sur le même territoire artériel, aux mêmes points ou à des niveaux différents. C’est ainsi que la fièvre typhoïde est souvent relatée dans les antécédents des malades qui font des accidents intes— Hinaux d’origine artérielle: le rôle des artérites Lvphiques, qui a été établi pour les artères du cœur par
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Landouzy et Siredey, est bien plus considérable dans le domaine qui nous occupe ; que l’artérite typhique ait été à la base même des ulcérations intestinales de la période d'activité de l’infection éberthienne, ou que inflammation soit partie de ces ulcérations pour gagner les vaisseaux sous-jacents et provoquer la thrombose artérielle, il est certain que la persistance nécessaire des lésions alors constituées crée un terrain de moindre résistance pour plus tard. Il faut faire jouer un rôle analogue aux autres processus aigus qui peuvent frapper l’intestin : dysenterie, entérites aiguës de toute nature.
Une place à part revient à /a syphilis : on peut dire, à propos de l’imtestim, ce qu’on a dit à propos des centres nerveux : la syphilis aime les artères. Les lésions intestinales de l’hérédo-syphilis ont été très bien vues par Parrot, puis par Jurgens. Mracek, le premier, signale au niveau de ces lésions intestinales hérédo-syphilitiques les lésions artérielles, et il note l’endo-périartériolite, avec prolifération de cellules embryonnaires autour des vaisseaux. Dans la syphilis acquise, Hayem et Tissier décrivent des lésions artérielles mtestinales au cours de la période secondaire. Quant aux entérites tertiaires (Fournier, Gaillard, Lereboullet), elles sont caractérisées par des ulcérations annulaires dues à des artérites spécifiques.
Ces diverses manifestations intestinales de la syphilis se rencontrent d’ailleurs à tous les âges, même chez le nouveau-né, et cette étiologie doit tre souvent soupconnée chez les sujets encore jeunes attemts des lésions artérielles abdominales que nous étudions.