‹ Synergie hypophyso-folliculaire dans les troubles menstruelsChapitre 6 sur 22 · TON · texte numérisé non relu

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des follicules mûrs, par ponction, ne suffit pas, d’après Friedmann, à déterminer l’évolution des corps jaunes ; par contre, en injectant directement dans les follicules un peu d’urine de femme enceinte il y détermine un processus de lutéinisation.

Chez la femelle gravide, les implants hypophysaires et les injections d'extraits entraînent la reprise de l’activité ovarienne.

D’après Brouha et Simonnet les implants hypophysaires au cours de la gravidité peuvent s’ensuivre des phénomènes suivants : la nidation de l’œuf ; formation de follicules lutéinisés et de faux corps jaunes ; maturation des follicules avec ovulation normale et formation de corps jaunes ;: avortement si la grossesse est jeune et les doses suffisantes ; prolongation de la gestation au delà du terme normal.

Chez les souris séniles Zondek et Ascheim remarquent l’activité sexuelle se réveiller sous l'influence des implants préhypophysaires. Un rut et parfois plusieurs ruts successifs sont témoins de cette reprise d'activité génitale.

Nous avons pu nous rendre compte personnellement de l'effet stimulant produit par les extraits antéhypophysaires au niveau des ovaires.

Les lapins femelles pesant 2 kgs, qui ont subi préalablement une laparotomie exploratrice, reçoivent des doses différentes d’Antéparsine Grémy.

Avec une dose égale à une unité-lapin nous obtenons, quarante-huit heures après l'injection, un follicule hémorragique au niveau d’un seul ou de deux ovaires.

Une dose un peu plus élevée donne la réaction moyenne, caractérisée par l'apparition de deux ou trois follicules hémorragiques sur les ovaires. En augmentant encore la dose on voit apparaître à la surface des ovaires six à dix follicules hémorragiques.

Si on administre plusieurs unités, on obtient une véritable grappe de follicules hémorragiques, réaction maxima.

En augmentant encore la quantité d’extrait antéhypophysaire l'ovaire réagit en éclatant : c’est la réaction supramaxima.

Chez la femelle castrée le traitement même longtemps poursuivi n’entraîne aucune modification génitale.

Nous avons administré à des rates castrées une demiunité-lapin d'extrait antéhypophysaire sans qu'une modification quelconque apparaisse au niveau du tractus génital.

L’injection d’extrait antéhypophysaire peut déterminer

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la lactation. Cette fonction, d’après Evans, Simpson et Corner, est due à une hormone préhypophysaire distincte, qui exerce son action sur la mamelle indépendamment de toute influence ovarienne.

Les expériences ci-dessus confirment la théorie du «système hypophyso-génital » de Brouha et Simonnet.

La préhypophyse active le développement de l’ovaire, la croissance des follicules de de Graaf et leur transformation en corps jaunes ; elle déclanche l'ovulation, le rut chez les animaux et la menstruation chez la femme et chez certains anthropoiïdes.

C’est en excitant l’ovaire, que la sécrétion antéhypophysaire provoque la sécrétion d’autres hormones, de la folliculine et de la lutéine, qui agissent à leur tour sur le tractus génital.

La folliculine sécrétée par les follicules de de Graaf, en voie de maturation, détermine l’apparition des caractères sexuels secondaires, l’œstrus, la préparation de l’utérus à l’action du corps jaune. Celui-ci sécrète la lutéine, préparant l’utérus à la nidation.

Nous sommes donc amenés à conclure avec Zondek que lhypophyse est le moteur de la fonction sexuelle.

Les deux hormones préhypophysaires à action ovarienne : l'hormone gonadotrope et l'hormone lutéinisante.

Il semble bien établi actuellement que l’action folliculomaturatrice et l’action lutéinisante se partagent entre deux hormones distinctes.

Hisaw a pu séparer du tissu hypophysaire deux principes qui, injectés à la femelle impubère, montraient des propriétés différentes. L'un provoquait la maturation rapide des follicules, l’autre la formation de corps jaunes.

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