TUE
par affirmative il faut constater une hypertrophie considérable des vésicules séminales.
Le gros défaut de cette méthode est d’exiger dix jours pour avoir une réponse ; il semble aussi que les vésicules séminales peuvent être, quoique rarement, d’un volume excessif chez certains souriceaux non traités (Bauer et Borrien).
Friedmann a décrit un test biologique de la grossesse qui présente plusieurs avantages sur les méthodes connues jusqu'ici.
Cet auteur a eu recours à la lapine adulte ; il injecte dans la veine auriculaire de l’animal 10 cc. à 20 cc. d’urine, en une ou deux fois. Quarante-huit heures après la première injection on procède à une laparatomie exploratrice aseptique sans sacrifier l’animal. Si l’urine injectée contenait des prolans l'ovaire réagit par la formation de points hémorragiques.
La réaction de Friedmann permet un diagnostic précis et rapide (en quarante-huit heures), facile à poser par le simple examen macroscopique des ovaires, à la condition toutefois de les avoir examinés préalablement par une laparotomie exploratrice. Elle devient positive quelques jours après la fécondation et ne disparaît que dans les jours qui suivent l’accouchement, l’avortement ou la mort du fœtus in ulero ; presque toujours négative en dehors de la grossesse, elle n’est positive qu’en cas de gravidité, de môle ou de tumeur chorioépithéliale.
Wilson et Corner ont employé le Friedmann dans 196 cas. La réaction positive a toujours coincidé avec la grossesse sauf dans un cas d’hyperplasie endométriale.
Chosson et Donnet ont justement remarqué que la positivité des réactions biologiques de la grossesse ne fait que traduire la présence des villosités choriales actives, sans préjuger en rien de l’évolution de la gravidité ou de ses anomalies. Ainsi, certaines tumeurs par dégénérescence de villosités choriales, la grossesse môlaire, la grossesse extra-utérine et certains adénomes hypophysaires s’accompagnent de réaction positive. Seules les réactions quantitatives sont en état d’assurer le diagnostic différentiel.
Brindeau, M. Hinglais et H. Hinglais ont mis au point le procédé de dosage fondé sur la réaction de Friedmann. Ces auteurs ont établi que dans une grossesse môlaire on trouve par litre de sérum des quantités de prolan comprises entre 30.000 et 100.000 unités-lapin (au lieu de 2.600 unités-lapin pendant les cinq premiers mois d’une grossesse normale).
En cas d'œuf mort resté in utero l'hormone gravidique