‹ Synonymes françaisChapitre 136 sur 218 · CHAPITRE XXXVIL ICE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIL ICE

Cette désinence correspond à celle des Latins en itia et Uium: jus^ fice , jmtitia^ avarice ^ avaritia; vice, vitium* Les noms qu'elle termine appartiennent la plupart à la classe àt& substantif^ abstraits» Parmi ceux qui, comme les précédents, expriment des qualités de l'âme , il en est qui sont également propres à exprimef les traits ou les faits qui en émanent i l'bomme injuste fait des injustices; le malicieux fait des. ma/ic^« y le capricieux a des caprices.

ICE, GiriTÉ.

GnitéeiA> vmt désipenee cottposé^? presque parlicnlière à d^ux mots d'origine latine, bénignité et maiignUéy^t ce n'est qu'en Haalysastt ceiiXHei qn'on peut pary^nir à déterminer m yaieur. De l'aveu d« tons les étymologiMas , bénignité, benigni^ia^, vient de bene genitm, bi«n né, «é pnur faire le bien, ;ivec nn caractère de bonté \ malignité, malignitaSf # maf^ gmiiuf, mal né, né pour le mai , aue un caractère encUn k la mécl^yanceté. D'où il résulte que les deux iBofcs terminés ainsi ^xm^mX àe» qualités abstjraites, natureltes, et considérées j^lvMt comme inb^i^nte^ au «ujet que comme se manifestant par des tours on des traits par*ticy Uers ; caractère parfaitement eonforwe , dn reH^ , an sens de la terminaison simple, té.

Malice, --nmlignité. Dispositions à nuûre, à faire du mal, non pas otiverteinènt , mais d'une manière cacbée ; ce qui suppose dans ceux ' ^tti les ont de l'esprit et ée la faiblesse. La malice n'est qn'im trait 4m nn défaut qui n'est qu'à la superficie; çlle se ^honsidère moins dans le caractère que dans la ooaduite. La malignité, au conti'aire, se prend subjeetrvement pour une qualité Mbérenteà l'âme, con-centrée, pn>£(mde.'La maUce tient presque uniq^enoent à L'espritj; il y a nn «lie de la facilité, de la finesse et de la ruse, we $ovfe 4'^-

jouement, qnelqne chose de badîn^ de capricienx e| de léger ; elle se contente de faire de petites peines , non pas qu'elle prenne plaisir au mal en lui-même, mais elle ne veut souvent que se donner une sorte de supériorité sur ceux qu'elle tourmente. La ma%mÏ6' est inhérente aux personnes on aux choses qui ont pour propriété, pour but, pour effet naturel, de nuire. Ce qui frappe en elle, ce n'est plus l'esprit et l'adresse employés dans la manifestation , dans le moyen , c'est la puissance nuisible et son effet. Le malin veut nuire pour nuire et jouit du mal qu'il a fait; ce n*est pas par caprice et par accès , mais par réflexion et en vertu d'un principe intérieur de méchanceté qu'il agit; le désir du mal lui tient au cœur, et n'est pas superficiel, médiat et passager, comme chez le malicieua?. Un homme sam malice est simple , innocent , bonhomme; un homme sans malignité est bénin, droit, bienveillant. Les femmes et les enfants n'ayant pas la force, y suppléent par la malice; la ma/ignitése trouve souvent dans l'âme des envieux ou des malveillants qui, n'osant ou ne pouvant attaquer de front, ont recours à la ca> lomnie, à la dissimulation et à l'intrigue.

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