EUR, IF
Bur marque action , déploièm^ni é'nm activité propre an sujet et dans des circonstances déterminées. If signifie qui a la fa^ iculté de, qui peut $ cette désinence a rapp^rt^ k quelque chose de facultatif, à une puissant secondaire, dont se servant, ^mme d'instrur ment, les agents ?éritabies. hvm^^offmm^S ^% défensip^s, c'esl-r à-dire, qui sont propres h l'attaque ou à la défense, dont on peujt se servir poqr cela. l«a plupart des termes de grammaire se t^f^min^ en if, substantif, interrogatif eonjon^if et«., c'est-à-dire dont on se sert pour exprimer tes substances, l'interrogation, et^^ I^s^ qu'il s'agit de l'homme ou des choses qui le cone^rnenf , etsr Indique spécialité d'action, intentionnaiité; effort, développement A^^m\i propre, c'est-à-dire volontaire, et ^/'m^qil^ simplement la propriété de faire, naturelle et non volontaire, non appliquée par choix il tel ou tel objet. De sorte que, entre les adjectifs en ^iir et cenx^n if, il y a la différence de l'acte à la puissance, du faire au pouvoir,ou ll^m dufaire volontaire, d'initiative, précis, spécial, av^ efforts ^dessein particuliers, au faire involontaire^ indéterminé et non par soi«-m^m(3» Ainsi législateur qualifie un prince qui dans Le fait porte ou a i>orté d€# lois; %2>/a/^qualifîe le pouvoir ou l'assemblée quia droit, mission, charge, de porter des lois. Locomoteur se dit de ce qui opère la locomotion, muscles locomoteurs; et looomoiif, de cequi^lapuissani^ d'opérer la locomotion, faculté locomotive. Un discours lommg^^ur
loue effectif ement; un discours /au^/a/t/est propre à louer dans tontes les circonstances : aussi, ya-t-il un genre laudatif, etnonun genre louangeur. Indicateur emporte Pidée d'une indicalion volontaire, le doigt indicateur; indicatif, celle d'un indice naturel, les signes indicatifs dHinemaladie.Un geste approbateur a^j^prouve, et est fait à dessein dans une circonstance particulière, afin d'ap- , prouver; un geste approbatif su la propriété de signifier l'approbation dans tolites les circonstances, qu'il la signifie ou non dans un cas particulier et pour telle ou telle personne -, il ne marque pas le fait, mais le pouvoir. Ce qui est consolateur, console, et on le fait ou on le donne dans l'întentioii formelle de consoler; ce qui est con-solatifsi la propriété de consoler. On distinguera semblablement imitateur et imitatif, olfacteur et olfactif, etc. Mais certains exemples méritent un examen plus particulier.
1. Penseur, pensif. Ces deux mots sont également propres à exprimer l'état d'un homme dont l'esprit est occupé de quelque objet. Mais \e penseur pense avec conscience, avec volonté et une intention bien formelle, celle d'arriver à la connaissance de ce qui l'occupe; il agit, il fait effort pour arriver à cette connaissance qu'il poursuit. Vhomme pensif ne recherche rien, ne poursuit pas de but; il est soumis à la nécessité, à des circonstances impérieuses, il s'abandonne à ses idées ; il ne pense pas, il rêve, il est passif, tandis que le penseur est actif, réfléchit. Le penseur pense en vertu de la même propriété que l'homme pensif; mais il en presse, il en détermine, il en dirige le développement. Le pensif a tout ce <|u'il faut pour devenir penseur; il ne lui manque que la volonté. D'ailleurs, pefisifne marque pas toujonrs déploiement actuel de pensée, mais apparence qu'on pense , qu'on a la propriété de penser : avoir l'air 7>^m/,cen'est pas nécessairement penser. Une différence qui dérive de ce qui précède^ c'est que pensif entraîne l'idée d'accident, d'éventualité, au lieu qa^un penseur esi un homme quia l'habitude de penser. Cela doit être, puisqu'on n'est pensif qu^an gré des circonstances, dont on ne peut pas disposer, qui sont variables et incertaines.
2. Contemplateur, contemplatif Ils diffèrent absolument de même que les deux mots précédents. Contemplateur, qui se livre à la contemplation; contemplatif, qui s'y abandonne, qui s'y laisse aller. Un contemplateur gouverne ses pensées; un esprit contemplatif se berce dans ses rêves. Un saint personnage est contemplateur, quand il fait des réflexions suivies sur des siycts de dévotion ; il est contemplatif} quand il s'abandonne à des in-
DES SYNONYMES GRAMMATICAUX. Mi
spiratîons mystiques. Vous donnerez le nom de contemplateur k celui qui contemple yolontaîrement^ avec ordre et conscience, les attributs et les œuvres de DieU; et celui de contemplatif à Tesprit qui s'abîme dans des méditations profondes, mais creuses, mais irrégulières. La contemplation du contemplateur a toujours un objet fixe et bien déterminé, mais non pas celle de l'esprit contemplatif; et c'est pourquoi on peut mettre un régime après contem^ plateur, mais non pas après contemplatif: contemplateur des meryeilles de la nature. C'est, du reste, avec une entière raison qu'on oppose la vie contemplative à la vie active. Dans l'âme contemplative il y a de la mollesse, un goût de far niente, de mysticité, de quiétisme.
3. Destructeur, deêtructif Ce qui est destructeur, produit la destruction; ce qui est deêtructif , est propre à la produire, renferme des éléments de destruction on la destruction en germe , mais il faut qu'un agent les développe dans des circonstances et des temps favorables. Le destructeur se sert de moyens destructifs. Le cheval de bois, qu'inventa l'esprit destructeur A'unQvtc, était une machine destructive, et non fias destructrice. On sait, en employant un système destructeur, qu'il détruira, on remploie afin qu'il détruise; mais quelquefois on produit un système, qui devient destructif sans qu'on s'y soit attendu, sans qu'on l'ait voulu. Une guerre df^^iructrice a été entreprise précisément pour détruire; une guerre destructive a pour effet la destruction, mais ce n'est point cet effet qu'on s'est proposé en l'entreprenant. On peut enseigner des principes destructifs, sans qu'on puisse pour cela être accusé de vouloir la destruction. On dira plutôt un fléau destructeur qu'un fléau destructif, parce qu'on se le représente comme agissant lui-même, comme produisant lui-même l'effet qu'il produit.
4. Générateur, génératif. On dit une puissance génératrice, et une faculté générative, La première expression présente l'idée de quelque chose qui est en jeu, qui agit ; la seconde, l'idée de quelque chose dont on peut se servir pour agir. On ne peut méconnaître dans les plantes une puissance génératrice; mais il n'est pas facile de reconnaître en elles les matières qui ont une faculté ou une vertu générative, La conscience, la perception et la raison sont les /acuités génératrices de nos idées, si on les considère comme des
puissances qui agissent d'elles-mêmes; ce sont les facultés^^Vieratives de notre esprit, si on les considère comme des instruments à l'aide desquels l'esprit acquiert ses idées.