EUX, IF
Eux marque la possession pleine^ abondante^ permanente^ habituelle, d'une qualité, eti/la simple possession d'une propriété active on passive. Il suit de là que les uns qualifient en caractérisant, et les autres sans caractériser; c'est*-àdire que les uns expriment une manière d'être constante, et les autres un état actuel, passager. De son côté, t/ rappelle toujours de quelque façon l'idée d'activité et de puissance, soit qu'il ait plus de rapport que son synonyme avec un verbe correspondait, soit que, comme lui, il ait un nom pour base.
1. Oiseux, oùif. Termes qui annoncent également rinaction des ètresactifs, et l'inutilité des choses.En parlant des êtres actifs ou qu'on regarde comme tels, oiVi/ s'emploie proprement pour exprimer que, au lieu d'agir, ils ne font rien, ils sont actuellement sans occupation ou dans l'inaction. Quand on leur applique la qualification à'oùeux, on les représente comme ayant l'habitude, le goût de l'oisiveté, comme croupissant dans l'inaction. De sorte que avec dii loisir on est oùif, et avec de l'oisiveté oiseux. Oî^/ rappelle par opposition, de même que passif, une puissance d'agir dont on ne fait pas usage ; oiseux, étranger à cette idée, désigne, en vertu de sa terminaison, l'habitude, le goût, la qualité ou l'état permanent, l'inertie. — En parlant des choses, oiseux à son tour, est le mot propre ; il se dit de toutes les choses pleinement inutiles, qui ne sont bonnes à rien; et oisif, toujours pourvu de l'idée de puissance, se dit seulement de celles qui ont un principe d'activité, qui sont propres à quelque chose, qui ont la puissance de servir à quelque chose, et qu'on néglige pourtant d'employer. Goûts, ornements oiseux,- disputes, questions, occupations, considérations, paroles, épithètes oiseuses. La valeur est oisive pendant la paix; il y a bien des talents oisifs; l'argent est oisif d^ïï$ un coffre. Lafoniaine dit au sujet des richesses : « Quand ces biens sont oisifs, je tiens qu'ils sont frivoles. » La vie oiseuse est stérile, ne produit rien de bon ; la vie oisive se passe à ne rien faire, au lieu de se passer à agir; l'inutilité fait l'une, et l'inaction l'autre.
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1. impérieux, impératif. Ils se disent da ton et de t'âir d'on hom- Éie qoi commande avec hanlenr. Impérieux, àHmperium, efflt>îre, plcîft d'empire ; impératif, du verbe imperare, imperatum, comffiander^ qtiî a la force ou la puissance de commander. Donc^ d'âne part, impérieux, parquera un empire plus plein, plus absolu, pins habituel, plus dest)Oliqnt; et, de l'autre, fmp^Va^f/'exprimera simplement la signification, la valeur, la force des ^stes et du ton. Uti. maître, un supérieur, ont d'ordinaire l'air et le ton impérieux. Les domestiques et les enfants doivent savoir comprendre Tair impératif d^s maîtres «t dès parents. 11 semblé aussi que le ton impétatif n'étant pas ordînalfcf, choque daTantage, et o^est pourquoi COndillae pense qti^on ne le dit que lorsqu^on reproche à quelqu'un d« |»rendre un ton trop haut, et qu'on n'est pias daùs lé cas de s^en embarrasser : vous prenez t^n ton, un àir impératif.