‹ Synonymes françaisChapitre 205 sur 218 · CHAPITRE XL. STRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL. STRE

En latin */m. Mluitre f àHlluttris ,- champêtre, pour cham^ ' pestre, de catnpestriê; équestre, à^equestrig; terrestre, de terrestris,'pédestre, de pedestris; silvestre,àesilvestris; sans compter les exemples latins qui manquent de correspondants en français, comme />a/u«/m, marécageux, de />a/u«, marais. Cette désinence tire son origine du supin stratum du verbe stemere, placer, étendre : elle signifie placé, posé, fixé. lUustris, in hice stratus, mis ou qui se tient dans la lumière; campestris , campi ou in campis stratus, posé, fixé à la campagne; et ainsi des autres. Etcomme stemere a le plus grand rapport avec stare, se tenir debout , la terminaison «/r« équivaut à ste, du supin statum. Ainsi agrestett champêtre, céleste et terrestre, de même que les adjectifs latins d'où ils dérivent, ne diffèrent absolument que par le radical.

# STRE, IQUE, AUD.

Rustre, rustique, rustaud. Qui est sans grâce, qui déplaît par défaut de politesse, qui a toute la grossièreté des gens de la campagne; de rus, ruris, campagne. On dit également, avoir l'air rustre, rustique ou rustaud, la mine rustre, rustique ou rustaude. Les différences se tirent de ce qu'il y a de spécial dans la composition et la terminaison de chacun de ces mots. Avec le radical commun

ilf oiBlîminekit^ savoir ^ le premier, sealenent la syllalfe sets qvi équiraut à slê, et lesdeoxdarniers d'abord la syllabe 4le, pâisensaite, l'un, la désinence ique, l'autre la désinence aud, — De sorte qye rustrey par rapport à ses synoBjnnes, peut passer pour n'avoir pas de termioaison significative. H doit donc marquer le défaut comioun absolument, c'est-à-dire, d'une manière plus pleine, plus complète, d'une part, et de l'autre , comme plus fon^çier, plus inhérent au caractère. D'ailleurs, bien que ftre revienne à stf, la rudesse de la let* tre r de la première de ces deux syllabes doit produire dans rustre un effet étranger à rustique et à rustaud. En un onot, le rustre se distingue par sa rudesse, il est farouche et bourru ; ensuis, il est tout-à-fait rti^z/gt^, et pour le fond, pour ^humeur, ce qu'est le rustaud fùur l'extérieur* « Un portier rustre , farouche^ tirant sur le Suiçse. » Labr. — Rustique, d'où vient rusticité, est le terme générique; il exprime simplement entre la pers(mne qualifiée et les champs un rapport qui peut servir à la caractériser, sans aimoqcer un défaut d'une manière aussi expresse et aussi tranchée; ilaplut<)t pour accessoire la force, que la rudesse ou la grossièreté des manières , ou du moins la rusticité du rustique se fait moins sentir aux autres que celle du rustre, et elle consiste moins que celle du rustaud à ignorer les belles maaières et à violer les bienséances. a Je suis rustique et fier, et j'ai Tàme grossière. 9 Boil. aCatoa ayait un air rustique et sauvais* » S. Evrxhokd. — Le rustaud est pour la forme ce qu'est le rusire pour le ùmà ; d'qn côté, c'est un nanaat, un gros franc paysan, ou phitât un campagnard qui a conservé tout l'air et les manières de son état, qui manque également d'éducation et d'usage; de l'autre, ce peut être un bonnne bien élevé, mais essentiellement rude et rebarbalif.^a Les manières éa rustaud sont ses formes; les manières du rustre scint &e$ mœurs. Le rustaud l'est en action ; le rustre VeA par caractère. >» RouB. Le rustique choque moins que l'un et l'antre.

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