‹ Synonymes françaisChapitre 206 sur 218 · SECTION III · texte numérisé non relu

SECTION III

VEftBES.

tes terminaisons er, air, re , ir, des verbes français , paraissent n'avoir rien de dîstinctif pour le sens , non plus que en latin are, êre^ ëre, ire^ qui y correspondent; elles servent seulement à mettre de Kordre parmi les verbes, à les ranger en quatre classes, dont chacune, dans le détail de la conjugaison, est assujettie à des règles

DES SYNONYMIS ORÀMMATICAUX. «•§

^ Si eUeiéMeiH sigilUkatim f$r titwitaet^ Mm^t tiMveraieat à la to ie teriMs de même radioal, «ixq[»ei* elto« im**' prùMraient des seps dîrfiktnu. Or^ c'en ta na phénonèM «ana «ttiDj^e daat notre langae. fille iwsiède bien let deak f erbes courra 0t comity dont le radical est le même, M dent rna se termine et Têy l'antre en <r ; mais eè sont denx synonymes parfaiu > et > oe qui le pnmve y e'est qoe le premier tembe en désnétude et m s^empMe plâis guère qa'en termes de eftasse , pcHir dire ponrtnivre une bète i im$tr9 leeerfy le daim, le littre, le loap» Dn latin eurrsraon Mm forma dans eertaines provinces de la Franee eomrrê , nomme de claudere, clore; de mittere, meif^fôtpfifàênd^rê, prên*dre-y et, dans d'autres, courir, comme ^'agere, agir; de /retnere , frémir; de vPmmrB, ^tmr; de ^anvertere , convertir; dequ€erere, quérir. Puis, lors du rapprochement et de la fusion desdifers dialectes frantais» on a«m préféré la finrme senare, amrùTy à la forme sourde^ muhrey qni s'a d'analogue dans aucun attive Terbe à l'infinitif, et qui ne passe dans aucun composera la manière de tMmr#r dans coneouiriry discourir, partf9ur4r. Le ftiit est qu'aujourd'hui courre a nû air suranné, que, même en pariant de chasse, on lui substitue courir, à l*actif, c&urir le lièvre ou le cerf; tandis que, autrefois, courre avait une étendue de signification non moins grande que courir, a Quelques-uns faisaient déjà courre le bruit que l'étais venu à bout de résoudre oesdifllculiés. » Dnsc^nTss. » Le duc d'Ai^ou, d^ nommé roi d'Espagne , jouait à toutes sortes de jenxi et le plus ordinairement à courre , comoM des enfonts, avec mes*' seigneurs ses frères, n Duc de SÂUfT-SiMoif . « Barbéxleux envoya courre après son beau-frère, accusé de s'être battn en duèl , et qui avait pris le large. » In.

Mais si les terminaisons verbales n'ont point de valeur propre^ s'il n'existe point en français deux verbes de même radical, qoi tirent d^ leurs terminaisons différentes une différence réelle de significaiioiit il s'ensuit rigoureusement que notre langue ne renferme i>oiot de verbes synonymes, qui aient même radical et dont le sens soit nn peu modifié par leurs désinences particulières. C'est pourtant ce qu'annonce le titre de cette section. Comment lever la contradiction? 11 n'y aurait point, il faut en convenir, de verbes synonymes à radicaux identiques, et devant chacun une nuance particulière à la désinence qui lui est propre, si cette désinence était toujours simple. Màiê quelquefois eUeest composée, et sa première partio peut avoir ime signiieation assignable^ qui donne au verbe un caractère d^* tinetif. Ainsi, /9iiMer>oft<fo^ei'>f»ii^«if^er, se umjnent^de i

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^ue leurs synenyaies égeUmr, onder^ ^néler/ msàB, ontre le nâkal elf la désioeoce, fui sont les mémes^ ils contiennent entre le radiotl et la désinence une syllabe, Uy oy, ang, qui peut être considérée comme faisant partie de la désinence, et doit avoir quelque effet sur le sens originairement attaché au radical commun. Si, le radical étant le même, le verbe à terminaison composée appartenait à une autre conjugaison que son sjrnonyme, comme par exemple, revUer tl verdir à l'égard de revoir et de verdoyer y ce n'est pas à cette circonstance que tiendrait sa nuance caractéristique, mais bienOoujours à la première partie de sa terminaison ou à ce qui précède sa terminaison proprement dite (i).

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