‹ Synonymes françaisChapitre 48 sur 218 · CHAPITRE IX. MAti · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. MAti

C«U« prii%% origiaaifemçnt adverbe «t d^ordiiuii»e enyiiloyét «omme telle, sert à marquer dana Ua mots eomposét où elli( efttft bi maa^ire d'agir ou dont les ohoats aont fpiite^^ une manière vB^m^' lâm, villiae? défeetoeuse, Imparfaite.

]JÏAL, DÉ.

Malho^mêt0f d4sh(mnéte. Contraire à rhonnétçté. Mai» »m/^ hmii^U^ Aigpige une (ippo^ilion \ l'h<mi^tet^ des manières, ^ d^ihmnêiç un manqMe d'|M^nii^^(é dans l^s m^qr^. Qa dit, doi actions, des m^niàreii dç» procédés madhonnéles^ parc^ que (^ sont choses qu'on peut çon^idéri^ reUtiyemeut k la f^çon dont on s'y conduit^ et c^tte quali^tion 1^$ représente comme choquant l^f bienséances, les usages 4^ bhu94«) le» M4» 4^ la politesse^, et qitah quefois de l'honneur c^t dç la justice- Qn 4U, de# pensée^ et; des pa^r rôles déshmpéusf ç'est-à-diro ewaUeilewent et d^ lenr naturç contraires k la pureté : c'e»t un défaut attribqé à deis («M^» QM^P considère en ellesrmémes» et sans rapport ^ \^ manière de se cofl^ duire. Ce qui est vdalhmnêt^ n'ei^t pofi;^ible que là o$( il y t li^u 4^ se comporter bien ou mal ? rég$ir4 (lç§ aiitr^sï |iom9l(tSi (î'^tT^-rdif^ en société : Robioson, dans son lie, qe poi^v^it être ^nalhmnéf0t pi commettre 4'actions malhmné^^f» Mai» comme la désbom^M4 n'e^ pas une qualité 4è manière, de çprme, de procédé, eMe peut »e produire dans toutes les positions, dans la^alHud^t comme au milieu du mon4e. Up liwedéifuninéte est tel parée qu'il réveilla 4o lui-mèi)^ des idées sales ou obscènes, et pou parce qu'il est le produit d'up^ mauvaise façon d'agir, ou qu'il enseigne de mauvaise» (açona d'agir, On dit bien un homme malhonnête, et nop pas up homfpe d^4à(n^ néte : le premier adjectif regardant la manière d'agir se transporte sans peine à l'homme, qui la pratique; mais la déshonnéteté est

tellemnt jnhéfftpt^ aux chose» ip^e» qu'ello nfi »9 4it ^m <l^s

d40 TRAITÉ

choses mêmes. Suivant les stoïciens^ il n'y aurait pas de mots cférhonnêtes : dans la logique de Port-Royal se trouve la réfutation de cette doctrine, i*"" partie, ch. xiv; le terme déshonnête y est souvent remplacé par ceux de honteux, infâme, impudent, effronté, contraire à l'honnêteté, à la modestie. « Sans mentir, vous êtes fort plaisante de vouloir m'enlever un cœur comme le sien, un procédé pareil est sot et malhonnête. » Regk. Trouvez-vous, mon neveu, le présent malhonnête, et que ce soit trop peu? » Id. (Grispin dans le Légataire,)

MalplaUant, déplaisant. Incapable de causer du plaisir. Mal-plaisant, qui plail mal ; déplaisant, qui ne plaît pas, qui est privé de la qualité ou du don de plaire. Le premier dit donc mdns que le second. Et comme le second exprime déjà une idée faible, celle du simple déplaisir, le premier tombe en désuétude. Lafontaine s'en sert quelquefois. « Un vieillard flétri^ chagrin et malplaisant, « Au lieu des vapeurs et de la toux, hôtesses si malplaisantes, elle a retenu la gaieté et les grâces. )> Ailleurs, s'adressant au rhumatisme dont il souffrait : (c Détoge enfin, ou dis que tu veux être cause que mes vers comme toi deviennent malplaisànts, » D'où l'Académie a-t-êlle appris que malplaisant se dit plus ordinairement des choses que des personnes ? Ensuite, l'effet produit par les choses on les personnes malplaisantes dépend surtout de leur forme, de la manière dont elles sont faites, si bien que ce mot serait déplacé au figuré et en parlant d'abstractions. Jean-Jacques a dit : « Nos sensations nous sont agréables ou déplaisantes. » Et « les occupations déplaisantes ont besoin de délassement. » L'Académie * « Il est déplaisant de toujours perdre au jeu. » Dans ces phrases et autres semblables malplaisant ne conviendrait pas. Ce qui est déplaisant déplaît; ce mot ne se rapporte qu'au fait abstrait : ce qui est malplaisant est mal bâti, mal conformé, ou se présente mal. Montaigne a parfaitement senti et rendu cette opposition dans le passage suivant. « C'est une déplaisanté coutume, et injurieuse aux dames, d'avoir à prêter leurs lèvres à quiconque a trois valets à sa smte, pour 'malplaisant qu'il soit. » Il parle ailleurs de la « tranquillité et sérénité de l'âme, déchargée de toute passion, pensée et occupation tendue ou déplaisante; et dans un autre endroit il dit : ce Si j'ai un cor qui me presse l'orteil, me voilà renfrogné, malplaisant et inaccessible. »

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