‹ Synonymes françaisChapitre 78 sur 218 · Ménage, ménagement, k la rigueur, ces deux mots ne sont · texte numérisé non relu

Ménage, ménagement, k la rigueur, ces deux mots ne sont

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point synonymes^ et Girard n'aurait point dû les traiter comme tels ; car le ménage consiste à ménager ses richesses^ &e& revenus, et le ménagement à ménager les hommes^ à se conduire envers eux avec égard et sans brusquerie : Tun touche à l'économie, l'autre à 1^ politesse ou à la politique. Mais, en regardant sans doute l'une et TaUftre expressions comme signifiant épargne, l'auteur les dis|;ingue conformément à la règle ci-dessus établie. Suivant lui, le ménage €$t quelque chose de constant, d'habituel, et regarde le domestique, le train ordinaire de la maison ^ le ménagement est plus particijhlier, plus accidentel et regarde la conduite des affiaires; l'un empêcha de se trouver court dans lé besoin, l'autre fait qu'on n'est jamais dérangé.

7. Habity habillement, Habillenient, comme le remarque justement l'Académie, se dit quelquefois, surtout en termes d'admi-r nistration, de l'action d'habiller, de pourvoir d'habits; capitaine A^ habillement; dépenses d'habillement. Mais il peut aussi se prendre d'une manière objective et passive, ainsi qu'habit, pour ce dont on est velu. Or, même alors il couserTc un certain rapport à Tae» tion marquée par le verbe, et c^est ce qui fait dire à Girard a qu'pu^re Tessenliel de vêtir, il renferme dans son idée un rapport h I4 forum, à la £a^n dont on est vêtu. »

e. Os, ussement$. Si 0s servait à former un wvb^cs9er^ d'ov proviendrait ossements, ce verbe signifierait rendre ou faire devenir osy faire qu'un homme ou un animai devint squelette, perdit «^ chairs et tout ce qui sert à lier les os sans être os; osse$nents ^r^ le sens à'as dépouillés de chair et de tout ce qoi sert à les iuiîr> d'o« qui ne composent plus ansua eBsembte et n'appartiennent phisà m corps particulier. C'est là, en effet, le sens de cette expression, qui 0^ «'emploie qu'an piiiriel , bien qu'il «'existe pas on verbe osser d'où elle tire son origine. Mais elle n'est plus de mise , dès qu'on désigne les os par leur »o« ou leur caractère propre : les os d« eràne^ te fiè^ mnr est V0s le plus long ; Vos ironisa , caroaal , «te. Les <m soflll 49» l'animal la partie la plus dyre.

0. Abaud^Hf abajHdannement. Qumqée le plus souvent passtf et signifiant, l'état d'une personne ou d'uae chose abandonnée;, abassr don se prend quelquefois aussi comne abandonnenwnt ponr l'action d'abandonner; mai^il marqae cette action comme hkhas ^spontanée, manm volontaire. Faire l'a^«/i<3fa#» de ses biens à quelqu'un , c'est les lui laisser ; lui en faire Vabandonnement, c'est Un en faire don de son plein gré, les lui livrer. Réciproquement^tOte^»^ donnetnent s'emploie quelquefois dans k sens passif 4'4ftémdém,

pour signifier l'état d'une personne ou d'une chose abandonnée. Alors^ suivant Laveaux^ « abandon semble désigner un état actuel^ et abandonnement fin état habituel et permanent. Un homme qui perd toute sa fortune perd ordinairement ses amis, et se trouve dans V abandon,' un malheureux dénué 4fi toute espèce dç resspprçeçct qui e^t abandouné depuis Ipnjsiemps e^t dans yabandçmiemmt, v Mais nous n'hésitons pas à le déclarer au nom de l'usage et de l'apalogie tiréç des wjppies précédent^, c'est préçis^wei^t le contraire qui est vrai.

On peut.varier les exemples j au lieu d^ consulter les sjmQuywiste*; PU peut ^'en rapporter h l'emploi que font de<5 wiof^ no^ imnm l^ plps jusiemeuJ; estimée j on arrivera toujpur^ h trouver da»j5 Je ^nj^ du mot simple quehiue chose d'objectif ou d'abspju qui tient ^ iç^ qu'il est purement npminal et à terminaison insignifiant^, lundis qu^ te composé, étant verbaj et doué d'uuiç désinence sijgnificative,5p montrera, au contraire; «uig'eetif et relatif. Une seience a plus pti moins i' avance sur une autre; c'est |ine qualité qu'elle possède ;pi> travaille h son avancementm au hitàesona^anç^ment, çhmg» ne s'emploie dans une acception analogue à celle de çhangemmf que dans deux phrases où il est caractéristique, gagner Du perdre ap change : changement se dit dan? le nârratifi pour exprimer qu'un fait a ou a eu lieu. Ou paiie t^atpour la décharge ^ et on opère ie déchgnrgement d'un bateau. J^e mpt ^/an détermine, caractérise UB genre pu une sorte de mouyemeut de l'dme dont le mot élancement dépeint, expose, (ait voir la réalisation ; l'un es^ pour l'ordre de.s idées, l'autre pour celui des phénomène?, .ce Les hypocrites i ditMor lière, veulent acheter crédits et dignités à prix de faux clins d'oeil et ^ élans affectés. » Il venait de dire, en racontant la manière ^ont Tartufe se montra à Orgpu : « Il faisait des soupirs, de grand? élancements, » De même, |e mot r^^/arc^ signifie absolumeut, en spi; comme étant, ce que retardemmt représente comme ayant lien et en rapport avec un sujet qui agit ; on éprouve du retard) on impatiente par ses retardement^. Ce dernier terme désigne le retard comme le fait d'un agent dont il rappelle la faute ou les tergiversations. Dans le langage du palais^ pii il s'agit de qualifier des actes plutôt que de raconter des faits ou des actipus, on se sert du nmt brU pour exprimer la rupture faite avec violence d'un scellé ou d'une porte fermée; hors de là, ôm^m^i?/ convient seul. « Que nous dit cet auteur du brisement.Hies images et des ajatejs ? Il croit satisfaire à tout en disant que le prince ne put arrêter ces désordres. » Boss.

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